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Benoît Saint Girons |
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Le Programme du Mendiant |
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Education
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Solidarités
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Ecologisme
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Santé
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La crise financière aurait-elle marqué la fin de la récréation ? Rien n'est moins sur car si les gouvernements se sont empressés de refinancer les banques à hauteur de 1500 milliards de dollars, ils n'ont toujours pas trouvé les 5 milliards nécessaires pour lutter contre la faim dans le monde... La crise économique a également commencé à occulter la crise environnementale: en période de "croissance négative" (sic), la construction des autoroutes est plus importante que la protection de l'environnement. Plus que jamais, nous n'avons pas besoin de "toujours plus" d'effets d'annonce mais d'un réel courage politique. Plutôt que de PNB, nous souhaiterions, à l’instar du Bhoutan, parler de Bonheur National Brut. Plutôt que d'’une soumission des politiques vis à vis de la croissance et du business, nous appelons à un renouveau de l’action politique en faveur de l’homme et de ses idées. Le système ne changera que si les paradigmes de la consommation et de la loi de la jungle sont remis en cause. Ce n’est pas une nouvelle politique qu’il convient d’annoncer mais bien une nouvelle société, bâtie sur des valeurs plus humanistes que financières. En attendant ce renouveau, voici quelques suggestions... pour élargir le débat! |
| Les
gouvernements vivent toujours dans le dogmatisme du
TINA: There Is No Alternative (il n'y a pas d'alternative) au
libéralisme économique. Difficile en effet de comprendre que la
"main invisible du marché" est plutôt experte en doigts d'honneur... Officiellement, il est également très difficile de réformer les sociétés. Mais de quelles réformes parlons-nous ? De réformes économiques permettant aux grosses entreprises de devenir encore plus grosses ou bien de réformes offrant aux citoyens un meilleur cadre de vie ? De réformes pour financer le système de santé ou être en meilleure santé ? De réformes pour discriminer les jeunes ou encourager l’éclosion de leurs talents ? Les citoyens ne rejettent pas les réformes mais un certain type de réformes! C’est avec ce constat à l’esprit que le Mendiant a rédigé les
quelques propositions décrites ici. Quelques idées simples et de bon
sens pour changer de société et élargir le débat… Vous êtes
cordialement invités à y réagir ou à changer de page si la politique
n'est pas votre tasse de thé... |
EDUCATIONLa priorité de toute action politique digne de ce nom car on ne gouverne pas au présent mais pour le futur!► Trois ou quatre tranches d'âge dans chaque classe en maternelle et au primairePlutôt qu'une segmentation par âge ou grade, les classes seraient organisées de manière la plus mixte et hétéroclite possible avec une même proportion d’âges, d’origines et de handicaps. Elles seraient renouvelées tous les ans avec de nouveaux camarades et maîtresse/maître afin d’assurer un brassage sans discrimination. Elles auraient comme objectif l’épanouissement des élèves plutôt que la compétition et l’acquisition de connaissances de bases ambitieuses (lecture, écriture, calcul, expression). ð Aide et soutien des plus grands vis-à-vis des plus petits ð Emulation des plus petits vis-à-vis des plus grands ð Acceptation des différences de niveau entre les élèves ð Nivellement par le haut, au rythme de chacun, sans traumatisme du redoublement. ð Plus grande flexibilité dans les apprentissages et moindre routine chez les enseignants
ð
Tolérance et respect des
différences |
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De toute manière, que constatent déjà les enseignants ? Eh bien que les élèves d'une même tranche d'âge n'ont jamais le même niveau! Quoi de plus naturel en effet que d’être unique et différent ? Autre problème récurrent: la difficulté de faire redoubler les enfants. Résultat ? Des enfants se traînent de classe en classe sans être capables de suivre dans de bonnes conditions et cela, c'est un gigantesque gâchis! La mixité sociale est aussi la clé de l'intégration et de la tolérance. Le brassage culturel, ce n'est pas un problème mais une chance! La carte scolaire était à la base une bonne idée mais – victime de détournements – elle n’offre plus les garanties et les opportunités de la mixité : des ghettos de pauvres et de riches se sont créés, aggravés par le boom du prix de l’immobilier en centre villes. Des classes de plusieurs âges permettrait déjà de rétablir quelques différences de niveaux salutaires entre les élèves : les petits auront l’opportunité de s’appuyer sur les grands pour progresser et les grands seront fiers de pouvoir aider moins forts qu’eux.
Evidemment, une telle organisation ne
dispensera pas les politiques de renforcer les moyens
matériels et pédagogiques des écoles les plus défavorisées.
L’excellence doit être offerte en priorité à ceux qui ne bénéficient
pas, dans leur cadre familial ou environnemental, d’un soutien
scolaire adapté. La réussite scolaire est la voie royale pour s’en
sortir et il est urgent de remettre l’ascenseur
social en marche ! |
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Les élèves se relayent à tour de rôle pour cultiver un jardin dont est tiré tout ou partie des légumes et des fruits consommés à la cantine, en parallèle à des cours sur la nutrition, la pollution et la consommation responsable. ð Contact des jeunes avec la nature, la terre et ses richesses ð Réflexe du naturel plutôt que de l’industriel pour leur alimentation quotidienne ð Elèves « difficiles » envoyés « cultiver leur jardin » ð Apprentissage et valorisation des métiers manuels
ð
Nouvelle vision de l’école,
perçue de manière plus pratique et dynamique |
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Former les jeunes aux travaux manuels de base est un excellent apprentissage de la responsabilité: je consomme ce que je cultive, j’utiliser des infrastructures que j'entretiens, je répare ce que je casse,… Evidemment, il conviendra d'abord de maîtriser les savoirs de base mais, cela, c'est le rôle du primaire! Un enfant ne devrait jamais être parachuté sur le collège sans parachute…Or, chaque année, en France, entre 60 000 et 65 000 jeunes sortent du système éducatif en éprouvant des difficultés à lire et à écrire. Autrefois, il n’y avait pas de survie possible sans habilité manuelle et tous les hommes savaient se servir de leurs mains. Aujourd’hui, la dextérité des jeunes se mesurerait plutôt à leur score sur les jeux vidéos… Sans remettre en cause l'intérêt des métiers "intellectuels", constatons simplement qu'ils n'offrent pas tous des débouchés satisfaisants... au contraire des métiers manuels qui peinent à recruter... pour cause d'un travail jugé trop pénible. La joie de travailler la terre, de bricoler, de réaliser quelque chose de ses mains est pourtant bien réelle et les artisans connaissent, au quotidien, la satisfaction du concret. Tous les élèves ne sont pas fait pour des études supérieures longues et dire le contraire, c’est faire preuve de démagogie! Brader le bac pour ne pas mécontenter des lycéens, ce n'est pas non plus leur rendre service : la sélection par l'échec en première année d'université sera autrement plus traumatisante… A défaut de pouvoir instaurer une sélection
à l'entrée des facs, rendons l'obtention du bac plus
"logique", à l'instar de la "Maturité" de nos voisins
suisses: seuls les élèves à même de proposer un projet
professionnels cohérent (ce qui suppose une information rigoureuse
sur les différents métiers) sont admis à poursuivre... Les autres ?
S'ils n'ont pas de maturité, c'est peut-être qu'ils sont encore trop
immatures, non ? |
SOLIDARITESLiberté – Responsabilité – Solidarité ! Le rôle d’un gouvernement n’est pas d’aider les plus puissants mais d’offrir aux plus démunis les conditions minimales de leur épanouissement et développement.► « Accueillir » dans chaque classe un enfant du Tiers-Monde.Via une association, chaque classe parraine un enfant défavorisé du même âge et l’accompagne durant sa scolarité. Coûts financés via des manifestations organisées par chaque collège. ð Ouverture à d’autres cultures et dépassement des préjugés. ð Mise en perspective chez les jeunes français de leurs problèmes et de leur « chance » ð Prise de conscience de l’importance de l’éducation pour s’en sortir
ð
Aide en amont des pays en
développement (« Apprendre à pêcher… ») |
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De même, comme le dit le Mendiant : « Faudrait arrêter
de confondre charité et humanitaire. Faut pas leur filer du poisson
mais les laisser pécher en paix. » Il y a sans doute des
situations d'urgence mais il y a surtout le long terme, dans le
cadre duquel l'éducation est évidemment prioritaire.
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L’abandon du service militaire coïncide avec l’augmentation de la violence et du repli communautaire. Est-ce un hasard ? Former les jeunes au maniement des armes n’était sans doute plus indispensable (les programmes TV s’en chargent) mais le service avait le mérite de permettre un relatif brassage culturel et une certaine cohésion nationale. Il permettait aussi de repérer les jeunes en difficulté (les analphabètes par exemple) et, dans une moindre mesure, de « recadrer » les "sauvageons". Nulle nostalgie dans ces propos mais le constat, à nouveau, que la démagogie a un coût : il eut été tellement plus enrichissant de transférer les énergies de l’armée vers le civil ou l’humanitaire ! Car servir à quelque chose, les jeunes ne demandent que ça ! Le sentiment d’utilité, c’est bon pour le bien-être et c'est excellent pour l’amour-propre!
Ce programme pourrait aussi être organisé en
partenariat avec les autres pays européens, de manière à créer une
synergie et une dynamique communautaire. |
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Reconnaissance du métier de mère ou de père au foyer, augmentation du nombre de places de crèches et garderies (y compris au sein des sociétés), plus grande souplesse des horaires de travail, amélioration des infrastructures et communication médiatique plus constructive. ð Rééquilibrage de la balance démographique ð Meilleur financement de notre système de retraites par répartition ð Dynamisme, croissance et sourires des enfants ð Augmentation du « Bien-Être National Brut »
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La plus grande richesse d’un pays ce sont ses enfants mais dans la mesure uniquement où ces derniers sont accueillis correctement. Pas de politique nataliste cohérente sans places de crèches… Autre challenge soulevé par les enfants : leur éducation ! Non pas scolaire mais familiale. Difficile sans doute de limiter l’éclatement des familles mais il devrait au moins être possible de favoriser la garde des enfants par l’un ou l’autre des parents : élever ses enfants ne doit plus être perçu comme honteux et suppose un revenu et une retraite adéquats.
« Les enfants, c’est essentiel, vous savez : ce
sont à la fois des sources de bonheur, de lâcher prise et de
générosité. Il faut se mettre à leur niveau et les encourager à nous
dépasser, puis à nous quitter…» Les deux parents souhaitent continuer à
travailler ? Qu’ils puissent au moins le faire avec des horaires
aménagés : l’un le matin et l’autre l’après-midi par exemple ou bien
alors commencer plus tard ou finir plus tôt. Une plus
grande souplesse des heures de travail constitue l'avenir de
tout département des richesses humaines! |
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Redistribution directe des gains des Hauts Dirigeants et PDG (salaires, primes, parachutes, stock options et retraites annualisées) : si total annuel équivalent à X fois la moyenne des 10-20% de salariés les moins payés, X% redistribués à tous les salariés (ex : si un PDG « vaut » 50 fois la moyenne des plus « pauvres », 50% de ses revenus ou stock options redistribués). % redistribué plafonné à 80% ð Limitation des abus et des écarts de revenus indécents ð Meilleure répartition des bénéfices dans chaque entreprise ð Incitation à l’augmentation des bas salaires
ð
Solidarité directe
déductible de l’impôt sur le revenu |
Henry Ford estimait qu’un patron devait gagner vingt fois plus qu’un ouvrier. A la fin des années 70, un patron américain gagnait en moyenne environ trente fois plus que ses employés ; à la fin des années 80, trente-cinq fois plus ; en 2003, plus de trois cents fois plus. Le rapport serait même aujourd’hui pour certains de 1 à 5 000 ! En France, les revenus « salariaux » des patrons superstars du CAC 40, hors stock options, représentaient en moyenne 240 fois le SMIC mais les gains d’Antoine Zacharias représentaient 5 766 années de la rémunération moyenne d’un salarié de Vinci ! Que les patrons gagnent bien leur vie, c’est la moindre des choses : leurs compétences, leur dévouement à l’entreprise et leurs responsabilités requièrent une généreuse contrepartie salariale. Mais de là à valoir 240 fois un ouvrier!!! Surtout lorsque l'on constate que même les "mauvais" patrons y ont droit et ce, sans aucun risque! Cela devient indécent et créé de dangereuses et inutiles tensions au sein de la société. Limiter l’écart à 5 fois le SMIC comme le
propose l’association ATTAC est sans doute
excessif, même s’il est déjà possible de très bien vivre avec ce
type de rémunération.
La répartition proposée ci-dessus semble plus réaliste. Elle permet
en outre d’associer tous les salariés à la
bonne marche de l’entreprise : « qu’importe le salaire du patron
puisque j’en toucherai une partie en fin d’année » D’un autre
côté, les dirigeants auront également tout intérêt à augmenter
les plus bas salaires puisque la redistribution de leurs
revenus sera alors limitée… Voir
Exemples de calculs |
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Versement à tous les citoyens d'un revenu mensuel de 800 euros par adulte (légèrement inférieur au seuil de pauvreté) et de 200 euros par enfant, sans contrepartie et en remplacement de toutes les aides de l'Etat. ð Fin du chômage et moindre humiliation des "sans emplois" ð Fin de l'effet de trappe à l'inactivité induit par les aides actuelles ð Amélioration des conditions de travail et des salaires ð Motivation et enthousiasme pour une activité réellement choisie ð Possibilité pour les parents de mieux s'occuper de leurs jeunes enfants ð Fin de l'argent "trop cher" et limitation de la pression psychologique et de la peur d'arriver en "fin de droit" ð Epargne pour aider les jeunes (études supérieures, création d'entreprise, projets personnels, logement,...)
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Trop coûteux ? Selon un article de Baptiste Mylondo (Face à la crise, peut-on payer les gens à ne rien faire ?, Le Sarkophage N°10, 17 janvier 2009), le coût d’un tel revenu inconditionnel (600 euros par mois) s’élèverait à 380 milliards d’euros par an. Or notre société consacrerait déjà 500 milliards d’euros au financement de la protection sociale... Un peu d’imagination et une refonte de l'impôt sur les revenus (auquel ce RUI sera soumis), la consommation et l'héritage permettrait de le financer. Démago ? Non car le revenu se substituant aux aides actuelles (plus ou moins discriminantes), il ne serait pas nécessairement une incitation à l'inactivité. Il responsabiliserait au contraire les citoyens en les rendant maître de leurs choix: devenir adepte de la simplicité volontaire (800 euros ne suffisent pas pour devenir membre à part entière de la société de consommation) et poursuivre ses passions (art, humanitaire, associatif, culturel, études,...) ou bien rejoindre une société pour gagner plus (revenus cumulables). Courageux ? Oui car un tel revenu marquerait l'avènement d'un nouveau type de société, basée non plus sur un rapport de force ou de frustration mais sur une collaboration entre individus (en partie) libérés du joug de l'argent. Impossible en effet dans ces conditions de trop pressurer les salariés! Impossible dans ces conditions de sous payer les travaux pénibles! Certaines entreprises n'auront donc d'autre choix que de s'adapter... et grinceront des dents. Quelques grognements à attendre également du côté de la fonction publique avec la suppression de l'ANPE, du RSA, des Allocations Familiales, etc. Révolutionnaire ? Evidemment puisqu'un tel revenu serait la meilleure démonstration de la devise Républicaine. Liberté d'exercer l'activité de son choix. Egalité des ressources de base et meilleure égalité des chances. Fraternité enfin avec une "lutte des classes" nécessairement apaisée. Mais évidemment, la vraie révolution serait
d'étendre le Revenu Universel au monde entier (en fonction du seuil
de pauvreté de chaque pays) afin d'éviter un flux d'immigration
massif. La faim ne justifie-t-elle pas les moyens ? |
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ECOLOGISME ►Transports publics gratuits et vélos mis à disposition Augmentation du réseau des transports publics, horaires étendus, gratuité générale et redéploiement du personnel vers l’information, la sécurité, l’entretien et le contrôle. Vélos disséminés un peu partout et disponibles d’un point A vers un point B. Voitures électriques ou taxis subventionnés pour transport des achats volumineux. Parkings en périphérie des villes. Financement via une taxe voiture (vignette ou péage à l’entrée des villes) variable en fonction du type de véhicules. ð Incitation à se passer de la voiture. ð Villes moins polluées, moins bruyantes et moins stressantes ð Parkings transformés en logements sociaux ou en espaces de vie
ð
Gains de productivité et de
bonne humeur |
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Les automobilistes vont hurler mais comment les entendre dans le vacarme incessant des klaxons ? Plus sérieusement, les études prouvent, qu'en ville, la vitesse moyenne des voitures est de 15km/h environs, soit moins qu'un vélo! (voir la démonstration dans la section consommACTION) Evidemment, il est possible de transporter plus de choses en voiture qu'en vélo... mais quelle est la proportion des trajets où le coffre est vraiment exploité ? Le vélo est plus fatiguant ? Pour toutes les questions de confort, la réponse devrait venir des transports en commun et il y a certainement des progrès à accomplir dans ce domaine. Dans tous les cas, moins de voitures signifiera déjà des temps de trajet plus court pour les bus en surface… Les voitures non polluantes ? Les voitures hybrides ont un impact sur l'environnement deux fois supérieur puisqu'elles ont deux moteurs! Les voitures électriques fonctionnent au nucléaire! Jusqu'à preuve du contraire, les voitures écologiques, celà n'existe pas! Tout juste existe-t-il des voitures moins polluantes que d'autres: les petites citadines en général. Des transports gratuits seraient ruineux pour le contribuable ? N'oublions pas qu'une bonne partie des dépenses des sociétés de transport est liée aux infrastructures des billets et au combat contre les resquilleurs... Et quand bien même cela aurait un coût, il sera probablement moindre pour les consommateurs que les achats de tickets ou de cartes oranges! Les commerçants du centre ville n'auront
plus de clients ? Ils en récupèreront au contraire puisque les
citadins, incités à ne pas avoir de voiture, pourront moins
facilement se fournir dans les centres commerciaux de la périphérie.
De même, sans embouteillages et avec des services de livraison
adaptés, les achats en centre ville redeviendront un
plaisir ! |
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Permis de construire subordonnés à deux choses : X% de la surface pour logements à bas prix et consommation d’énergie réduite (logements passifs). Programme progressivement étendu à tout le parc locatif. ð Limitation des ghettos ð Brassage culturel dans la cage d’escalier, dans la rue et le quartier ð Economies d’énergie importantes et production d’énergie solaire ð Baisse des prix des matériaux écologiques (effet de volume)
ð
Créations d’emplois sur
secteur d’avenir |
Mixité encore et toujours! Chacun est certes libre de s'installer où il veut mais il est anormal de repousser les "pauvres" de plus en plus vers la périphérie. Dans l'idéal, chacun devrait pouvoir loger à proximité de son travail. Cela ferait des économies de temps et d'énergie! Nous avons vu ci-dessus comment récupérer l'espace occupé par les parkings. Combien cela représente-t-il de nouveaux logements potentiels ? Suffisamment sans doute pour réintroduire des milliers de familles au cœur de la ville. Pourquoi elles et pas d'autres ? Eh bien peut-être parce qu'elles justifieront d'un travail à proximité: si le lieu d'habitation détermine le lieu de scolarité (carte scolaire), le lieu du travail devrait aussi pouvoir déterminer le lieu d'habitation. Le second volet concerne l'écologisme et les économies d'énergie: les techniques existent aujourd'hui pour rendre les maisons passives (isolation, panneaux solaires,...), c'est à dire auto suffisantes en énergie. Sans doute plus coûteux à construire, ce type d'habitation est rentable en quelques années. Au vu de la crise énergétique qui se profile, avons-nous le choix ? « Aujourd’hui, 1 euro investi dans l’isolation de l’habitat économise 20 fois plus de CO2 que 1 euro investi dans les éoliennes… […] Un salarié travaillant seul dans son bureau consomme autant d’énergie – à peu près 1,5 tonnes équivalent pétrole par an – qu’un Français en consommait pour tous ses usages il y a cinquante ans. […] La consommation électrique des logements et des bureaux (chauffage électrique exclu) a été multiplié par 4 en trente ans. » rappelle Jean-Marc Jancovici, l'un des experts du Pacte Ecologique de Nicolas Hulot (Le Nouvel Observateur N°2197, 14 décembre 2006) Tout cela ne pourra évidemment se faire que
progressivement: les nouveaux logements et les bâtiments publics donneront l'exemple puis,
quand les matériaux seront devenus moins onéreux du fait de l'effet
de volume, tous les propriétaires pourront convertir leur
habitation et bénéficier de crédit d'impôt. A la clé: des dizaines
de milliers de créations d'emplois, une réduction sensible du stress
énergétiques et la satisfaction d'avoir fait quelque
chose de concret pour la planète. |
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► Obligation d' « éthiquetage » Sur le principe des étiquettes "consommation d'énergie", code couleur ou pictogrammes afin de repérer les produits plus ou moins éthiques, naturels, responsables et équitables. ð Informations visuelles claires pour les consommateurs ð Incitation pour les industriels à améliorer leurs produits afin d'éviter les logos infamants ð Mise en avant des "coûts" des articles premiers prix ð Moindre manipulations du marketing et de la publicité
ð
Interdiction des autres labels et des
allégations du marketing afin de limiter la confusion |
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Les fumeurs sont habitués aux slogans de mise en garde sur leurs paquets de cigarettes et ceux qui fument le font ainsi en toute connaissance de cause. Il n'en va pas de même avec les produits de consommation courante... La nocivité n'est certes pas la même mais la désinformation et l'irresponsabilité doivent être néanmoins combattus. Il est inadmissible, par exemple, que des produits bourrés de chimie se présentent comme "naturels" ou "bons pour la santé". Il est navrant que les consommateurs se ruent sur les premiers prix "made in ailleurs" sans être informé de leur coût social. L'idée n'est pas ici d'infantiliser les consommateurs mais de leur faire prendre conscience du "coût caché" de nombre de produits. A eux ensuite de décider! Des logos allant par trois (un vert "positif", un jaune "neutre" et un rouge "négatif") informeront ainsi les consommateurs sur: - la provenance des produits et leur coût
écologique en terme de transport Qui sera en charge de l'attribution des logos ? Seule une association de consommateurs véritablement indépendante et financièrement à l'abri des lobbies sera à même de pouvoir rendre des "notes" objectives. Evidemment, il faudra s'attendre à une
lever de bouclier de la part des industriels, eux qui se plaisent à
présenter - grâce au marketing - les produits les plus douteux comme
étant les plus respectables... La "traçabilité"
des produits n'en demeure pas moins un droit fondamental des
consommACTEURS. Le système ne sera imposé que progressivement, de
manière à laisser aux industriels le temps de se retourner et de
proposer des produits vertueux. Ils ont largement la capacité
financière de le faire... |
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Obligation pour les fabricants de proposer des garanties de trois ans minimum et un service de réparation à un prix compétitif au delà (au maximum 1/3 du prix d’achat) ð Limitation du gaspillage et de la surconsommation ð Accent à nouveau mis sur la qualité des produits ð Création d’emplois dans les ateliers de réparation ð Réduction du budget « gadgets » des ménages
ð
Disparition progressive de "l'obsolescence programmée" |
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Faire réparer ces appareils ? A plusieurs centaines d’euros la moindre réparation, qui le ferait alors que l’on trouve des appareils neufs quasiment au même coût ? Fabricants et vendeurs ont trouvé la combine pour faire régulièrement chauffer la carte bleue. Cela fait tourner l’économie ? Certes mais alors que chaque français produit l’équivalent de 15 kg de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) par an, en hausse de 3 à 5% par an, cela fout aussi la planète en l’air ! Et la planète est autrement plus difficile et coûteuse à réparer ! 550 milliards de dollars selon Nicholas Stern, l’ancien économiste en chef de la Banque mondiale. De même, si l’argent n’est pas dépensé en électronique, il le sera pour autre chose : une nourriture plus saine, des sorties culturelles, le remboursement des crédits à la consommation,… Les modèles deviennent vite obsolètes ? Effectivement, des modèles plus puissants apparaissent tous les mois et tous les mois, des « techno victimes » y succombent. Qu’ils y succombent s'ils veulent mais que les autres puissent souffler un peu avec des produits de qualité dont les fonctionnalités répondent déjà très largement aux besoins. Que
les fabricants de camelotes prennent garde : à force de prendre les
clients pour des CONsommateurs ceux-ci finiront par devenir de vrais
consommACTEURS. Echaudés, peut-être se détourneront-ils alors des
gadgets pour se consacrer à l’essentiel ? |
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« Que ta nourriture soit ton médicament et ton médicament ta nourriture » recommandait Hippocrate. Comme l’alimentation est notre première médecine, la moindre des choses serait d'y appliquer le même taux de TVA que les médicaments (2,1%) voire de la supprimer. Encouragement similaire pour les produits les plus écologiques. ð Développement de la filière Bio et baisse des prix ð Réorientation de l’industrie vers des produits plus sains ð Santé publique et respect de l’environnement.
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– C’est tout con mais faudrait mettre des drapeaux sur nos produits et favoriser la consommation nationale. Faudrait aussi augmenter les prix des produits étrangers. – Ça je ne suis pas sûr que ce soit possible… – Et pourquoi non ? Si on rajoute à ces saloperies leur coût social, la pollution du transport et un salaire potable pour les ouvriers de là-bas, on arriverait au moins au même prix que les produits d’ici. Avec la différence, on pourrait financer le chômage, l’écologie et même le tiers-monde ! (Dialogue entre le Malade et Jean-Jacques in Le Mendiant) Augmenter les taxes sur les produits importés ? Beaucoup en ont rêvé mais cela s'appelle du protectionnisme et c'est contradictoire avec les sacro saintes règles du commerce mondial. Alors pourquoi ne pas baisser ou supprimer les taxes (TVA) des produits "vertueux" ? Evidemment, les lobbies de l'agro-alimentaire ne se laisseront pas faire. Mais ne peuvent-ils pas proposer eux aussi des produits bio de qualité ? Les autres produits vertueux seront par exemple les produits économes en énergie (Catégorie A), les produits de soins vraiment naturels, les matériaux écologiques, les fruits et légumes frais, les produits "éthiquetés vert" (proposition précédente)… Le naturel doit cesser d’être plus coûteux car 1. la fabrication de ces produits est plus respectueuse de l’environnement 2. l’utilisation de ces produits est meilleure pour la santé. Les coûts du court terme seront donc compensés par les bénéfices sur le long terme.
A noter que les biocarburants
n'ont en l'état rien de bio et risquent au contraire de favoriser
l'agriculture polluante et productiviste, tout en détournant, à
l'étranger, des terres jusqu'alors réservées à l'alimentation des
populations locales. Il s'agit donc, en l'occurence, d'une fausse
"bonne idée" (voir dossier sur le sujet) |
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SANTE ► Introduction des solutions naturelles dans le cursus médical et le système de soins A l’heure où 98% de la formation continue des médecins serait financée par les labos et compte tenu des dégâts générés par la surconsommation des médicaments (18 000 morts par an en France), il est urgent de donner le choix aux médecins et aux malades. Etudes indépendantes sur les thérapies alternatives afin de faire le tri puis enseignement et remboursement de ces techniques au même titre que l’allopathie. Système d’orientation téléphonique avant consultation. X% des économies réalisées reversées aux médecins généralistes affiliés à la Charte « Santé Naturellement » et X% à des associations pour l’amélioration de la santé et de l’hygiène des pays en développement. ð Limitation de l’influence des labos et du "business" ð Fin du scepticisme de principe via études scientifiques des méthodes naturelles ð Prévention, renforcement du système immunitaire et responsabilisation des malades ð Cohérence avec le serment d’Hippocrate. ð Economies puisque moins de maladies chroniques, de consultations et de médicaments ð Moindre défiance des malades vis-à-vis des médecins
ð
Meilleure égalité des hommes
devant les soins |
Après les automobilistes, ce sont les médecins qui vont hurler! Mais qu'ils hurlent donc. Cela couvrira un peu le vacarme des labos... Plus sérieusement, je ne pense pas que la majorité des médecins soient plus hypocrites qu'Hippocrate, considéré comme le père de la médecine mais en réalité plutôt naturopathe, qui demandait aux médecins de conseiller à leurs patients « le régime de vie capable de les soulager » et d’écarter d’eux « tout ce qui peut leur être contraire ou nuisible » mais soulignait également : « L'homme doit harmoniser l'esprit et le corps », « La force qui est en chacun de nous est notre plus grand médecin » ou encore « C'est la nature qui guérit les malades » Mais il y a bel et bien un problème de fond et de pognon! Voir le dossier "Le Mendiant contre la maladie" Mieux rémunérer les généralistes ? Bien sûr puisque ce sont eux les piliers de la santé! Mais que ce ne soit pas sans contrepartie: moins de lignes d'ordonnances et davantage de prévention, moins de paperasserie mais davantage d'écoute du patient. Si une consultation de 30 minutes permet au patient de ne pas revenir parce qu'il a compris qu'il était responsable de sa santé, eh bien il vaut mieux que la Sécu paye cette consultation de 30 minutes à sa juste valeur! Elle sera bien plus rentable sur le long terme que la consultation "gratte ordonnance". Les solutions naturelles ne sont pas efficaces ? Que des experts véritablement indépendants se penchent sérieusement sur la question et nous en reparlerons. Mais quand on sait qu'une huile essentielle contient une centaine de molécules naturelles (alors qu'un antibiotique ne contient qu'une seule molécule chimique), il faut vraiment être de mauvaise foi pour tout rejeter en bloc. Même chose pour les massages du type chinois ou drainage lymphatique, qui donnent d'excellents résultats. Evidemment, il y a des thérapies plus ou moins efficaces, de même qu'il y a de plus ou moins bons thérapeutes. Il serait temps de faire le tri, de mieux encadrer les thérapeutes et d'envisager le remboursement des solutions les plus intéressantes du point de vue de la santé publique. C'est en effet d'abord pour les patients qu'il convient de combattre l'obscurantisme! Complément d'information sur nos sites consacrés à l'Aromathérapie ou aux Thérapies naturelles. Les solutions naturelles sont ruineuses ?
Elles sont plus économes au contraire ! Selon
l’Office fédéral des assurances sociales Suisse (1998), les économie
seraient de l’ordre de 30% pour les actes médicaux directs et de 80%
pour les médicaments prescrits (cité par Michel Deville dans son
livre La Santé, Au Secours !, p. 10) Comme le précise
l’auteur : « D’une façon générale, ceux qui pratiquent les
médecines alternatives sont des patients responsables, ayant fait
preuve d’une certaine réflexion et ont moins tendance à multiplier
les actes médicaux sous prétexte que cela leur est dû » (p. 80)
N’oublions pas non plus que les personnes en bonne santé ont moins
de chance de tomber malade et que, si la santé est gratuite, la
maladie coûte horriblement cher… |
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Cette pratique se pratique depuis des années en Angleterre et n'a que des avantages... sauf évidemment pour le Bizness! En moyenne, les Français, recordmen mondiaux, ingurgitent deux fois plus de médicaments que les Italiens, qui ont, pourtant, une espérance de vie supérieure à la nôtre ! Résultats: il y aurait 140 000 accidents médicamenteux par an (effets iatrogènes) dont 9% mortels, soit plus de deux à quatre fois le nombre de victimes de la route! D'un autre côté, nous jetons 70 000 tonnes par an de médicaments périmés à la poubelle, médicaments évidemment en grande partie financés par la Sécu au détriment d'autres postes (comme les dents ou l'ophtalmologie). N'en jetez plus: la coupe est pleine et il est urgent de rationner ces substances chimiques aux coûts financiers mais aussi sociaux exorbitants. Autre scandale: le trafic de médicaments
périmés (rapportés notamment par les patients en pharmacie) ou non
autorisés vers des pays pauvres. Un réétiquetage clandestin qui
aurait récemment permis d’écouler des stocks importants de produits
dangereux pour un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros!
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ENTREPRENARIAT ► Filière « Entreprenariat » dès le lycée Selon une récente étude, deux métiers feraient le plus rêver les jeunes : "Dirigeant d’entreprise" et "Commerçant ou artisan". Près de 5 millions de français auraient en outre rêvé un jour de créer leur société... ð Filière autofinancée et créatrice d’emplois ð Fédération de l’énergie des jeunes sur des projets personnels enthousiasmants ð Limitation des risques d’échec des nouvelles sociétés
ð
Financement facilité des
projets |
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Il n’y a aucun mal à faire ce que l’on aime faire et il n’y a rien de plus normal que de vouloir concrétiser ses projets. C’est la croissance à tout prix des conglomérats et des places financières qui est problématique, pas celle des idées ou des ambitions personnelles! Les jeunes ne veulent plus travailler ou être fonctionnaires ? Cette étude le contredit ! Les jeunes veulent être autonomes et aux commandes de leurs ambitions ! Donnons-leur les moyens et une formation adéquate et ce sont des milliers de nouvelles entreprises qui embaucheront demain. Comme le dit la Bibliothécaire in Le Mendiant : « Quel intérêt pour toi à t’assoupir dans la routine ? Ne valait-il pas mieux te laisser libre et indépendant ? Regarde ce que tu as accompli en à peine quelques années ! » Evidemment, insérer du concret dans un cursus abstrait ne sera pas sans générer quelques réactions chimiques… Heureusement, nos savants sont très compétents! |
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► Favoriser les investissements productifs des particuliers Les sociétés qui réinvestissent leurs bénéfices échappent à l’imposition sur les sociétés. La même logique devrait pouvoir s’appliquer aux particuliers qui participent à la création ou au développement d’entreprises. ð Aide à la création d’entreprise ð Valorisation des investissements productifs et du travail ð Développement de l’esprit d'entreprise ð Argent utile et dynamique
ð
Limitation de la fuite des capitaux |
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L’argent qui dort n’est rentable que pour les banques. L’argent investi en bourse ne favorise que les plus grosses structures et la spéculation. Or, la croissance et l’emplois relèvent surtout des artisans/PME , celles qui peinent le plus à lever des fonds pour se mettre en place ou se développer. Comment distinguer les projets viables des projets bidons ? Une « banque des entrepreneurs » pourrait sélectionner les projets les plus « aboutis » selon des critères objectifs pour les proposer ensuite, sous forme individuelle ou via des SICAV « entreprenariat » afin de limiter les risques financiers. Un système d’assurance pourrait aussi limiter les risques. Evidemment, il ne saurait y avoir ici
d'objectif de rentabilité à 15% l'an! L'idée est de favoriser
le développement des idées et des emplois en soutenant les projets à
taille humaine, pas d'alimenter la spirale financière. La
rentabilité suivra donc le développement lent et naturel des
projets, avec éventuellement une rentabilité maximale fixée à X%
l'an, le surplus servant à financer l'assurance ou d'autres projets.
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JUSTICE
Sans tomber dans les excès du système américain, les consommateurs doivent pouvoir réunir leurs efforts contre les arnaques et les pollutions des grands groupes ou des lobbies. ð Fin de la récréation pour les prédateurs de tout poil ð Défense réellement efficace des consommateurs et de l'environnement ð Responsabilisation de tous les acteurs ð Possibilité pour les associations de se porter "partie civile" au nom de tous leurs membres
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Qu’est-ce qu’une « class action » ? « C’est une action judiciaire entreprise par un grand nombre de personnes qui ont toutes subi le même préjudice.» précise le site www.classaction.fr Les " class actions " existent depuis des années dans les pays anglo-saxons mais elles sont encore impossibles à mettre en oeuvre en France, pour la plus grande joie des arnaqueurs. Plus de 12 500 demandes individuelles d'indemnisation - sur des millions de consommateurs floués - ont ainsi été déposés le 13 octobre 2006 par l'association de défense des consommateurs L'UFC-Que Choisir dans le cadre de l'affaire « cartelmobile » engagée à l'encontre des opérateurs de téléphonie mobiles. En l'absence de possibilité de Class Action, ces 12 500 dossiers ont du être constitués un à un et il a fallu quatre camionnettes pour les transporter au tribunal. La justice n'a-t-elle pas suffisamment de dossiers à traiter ? La déforestation n'est-elle pas suffisante ? Les consommACTEURS ont-ils autant de temps à perdre ? Le projet de loi Chatel sur la
consommation, qui comprend un volet visant à introduire les class
action en France est, comme le souligne l'Association,
une coquille
vide dans le sens où il oblige en cour de procédure les plaignants à
se défendre individuellement pour obtenir réparation et multiplie
les exceptions: les dommages corporels, les litiges nés de
pratiques anti-concurrentielles, les litiges nés de la formation du
contrat et les litiges supérieurs à 2.000 euros. Mise à jour Février 2007: Le projet de loi a été purement et simplement abandonné ! C'est effectivement plus clair comme ça! |
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► Condamner les délinquants à des travaux d’intérêt général Créer une nouvelle chambre judiciaire pour traiter en flux tendu les problèmes de (petite) délinquance. En quelques heures, les délinquants doivent recevoir leur jugement sous forme de travaux d’utilité publique à effectuer dans la semaine. ð Désengorgement des tribunaux ð Fin du sentiment d’impunité ð Motivation accrue de la police ð Valorisation du travail et de l’effort ð Sentiment d’utilité chez les délinquants
ð
Dialogue plutôt que
répression |
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Mettre un mineur délinquant en prison est, sauf délit grave, une aberration. Mais les remettre en liberté sans sanction l’est tout autant car cela crée à la fois un sentiment d’impunité chez les délinquants et un sentiment de ras-le-bol chez les policiers. De 80 à 85% des jeunes qui ont commis un délit déclarent ne jamais avoir été confrontés à l’autorité policière ou judiciaire. Pour les moins de 13 ans, il y a rarement défèrement au juge et sanction. Le système judiciaire n'est de toute évidence pas adapté aux exigences de l’époque ! Pas assez réactif et pas assez gradué dans les peines infligées. Sans parler des maigres moyens donnés à la justice… Du nettoyage des rues ou des graffitis à la réhabilitation de bâtiments en passant par l’apprentissage de la lecture ou l’aide aux personnes défavorisées, les travaux d’utilité publique ne manquent pas. C’est le personnel d’encadrement qui pose problème… Pourquoi pas le policier qui a arrêté le délinquant ? N’y aurait-il pas là matière à dialogue entre les délinquants et les forces de l’ordre ? Ou alors les parents, pour un travail en famille ? Pas question évidemment que le travail ne se transforme en humiliation… Pas question donc de faire porter au « prévenu » un gilet fluo comme dans certains pays ou de le faire travailler dans un lieu où il est connu… Le travail doit être jugé « constructif » par le condamné afin de favoriser au maximum le sentiment d’utilité. Lui laisser le choix de ce qu’il veut faire permettrait en outre de le responsabiliser. L'interpellé présumé innocent nie sa culpabilité, demande
un avocat et un procès « traditionnel » ? C’est son droit mais il
risquera alors une peine plus importante ainsi que la facturation
des frais administratifs si reconnu coupable. Le système devrait
en effet favoriser le traitement rapide et « à l’amiable » des cas
les plus flagrants. |
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POLITIQUE ► Représentation des jeunes Election par chaque lycée du ou des jeunes qui les représenteront le temps d’une séance de l’Assemblée Nationale. X% du temps de parole de chaque séance pour ces jeunes. Droits de vote identique aux députés. ð Responsabilisation des jeunes vis-à-vis de la politique et des institutions ð Débats internes sur les enjeux de la société ð Obligation de pédagogie et de retenue de la part des députés
ð
Assemblée moins
« politicienne » et plus représentative de la société |
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Si la mixité se retrouve à l’école, pourquoi pas aussi sur les bancs de l’Assemblée Nationale ? Si des quotas sont institués dans les établissements scolaires, pourquoi pas aussi chez les députés ? L’instauration de la proportionnelle aux législatives est une mesure de simple équité et de justice: si X% de français votent pour le parti d’untel, alors que ce parti occupe X% des sièges ! Un débat se renforce avec le nombre des idées. Certaines idées sont nauséabondes ? Raison de plus pour les aérer au grand jour : les voir ou les entendre permettra de mieux les combattre ! Allons même encore plus loin : chaque séance de l’Assemblée devrait être le plus possible « physiquement et socialement » représentative de la société. De ce point de vue, ce sont surtout les femmes, les jeunes et les français d’origine étrangère qui font défaut. Non élus par le peuple mais désignés par leurs pairs, cette Assemblée « parallèle » ne jugera pas mais participera aux séances et aux délibérations. Les solutions pour le pays ne seraient-elles pas plus justes et mieux acceptées si les discussions se faisaient avec le pays ? Evidemment, on peut considérer, à juste
titre, que l'on ne doit pas donner une place aux jeunes uniquement
au prétexte qu'ils sont jeunes! Le jeunisme de la société
fait déjà suffisamment de dégâts... Mais vaut-il mieux des
représentants des jeunes à l'Assemblée ou des milliers de jeune dans
la rue, par principe, à chaque projet de loi les impliquant ?
C'est la représentativité des jeunes dans notre système politique
qui se pose, de même que se pose la légitimité de syndicats
représentant moins de 10% des travailleurs...
Le débat est lancé! |
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Via internet, consultation du peuple sur les questions simples de société (du genre de celles ci-dessus). Initiatives populaires : demande de référendum sur tout projet ayant récolté au moins 50 signatures d’élus et 20 000 signatures de citoyens (par exemple). Cette obligation vaudra également pour les propositions en provenance des lobbies. ð Confrontation d’idées et débats citoyens ð Légitimité populaire des réformes
ð
Primauté de l’intérêt
général sur le corporatisme et le "big bizness" |
En Suisse, des référendums sont régulièrement organisés sur les sujets les plus variés. Le système, bien rodé, permet aux partis de faire entendre leurs différences et aux citoyens de se sentir au cœur des décisions. Impossible dans un plus "grand" pays ? Les derniers référendums organisés en France ont en effet été détourné de leurs propos : A une question précise, beaucoup répondent « Non au gouvernement ! » Référendum sanction… Pourquoi ? Peut-être parce que le référendum est une pratique tellement rare qu’il est davantage perçu comme une stratégie politique que comme un moyen de s’impliquer dans la vie du pays. Mais poser tous les six mois une demi-douzaine de questions simples et il sera plus difficile de répondre « Non au gouvernement ! » Coût d’organisation élevé ? Evidemment et déforestation accrue si l'on envoi un courrier à chaque foyer… Mais pourquoi pas un système de votation via internet et des points « infos-relais » dans les Mairies ? Enfin, la possibilité pour le citoyen de soumettre des projets de référendums entraînerait nécessairement un regain d’intérêt pour la vie politique et l’implication citoyenne. Certains politiques aiment sans doute diriger seuls mais cela n’est jamais sans danger pour le pays… |
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CULTURE ► Gratuité de tous les musées nationaux L’accès à la culture est un droit fondamental et il devrait être aussi facile d’aller se ressourcer dans un musée que dans un jardin public. ð Culture en self-service et sans contrainte, au cœur de la vie ð Attrait culturel de la France renforcée à l’étranger ð Ouverture à toutes les générations et à tous les milieux
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Un projet ruineux ? Pas forcément car les recettes que les grands musés tirent des boutiques de souvenirs représentent souvent bien plus que les droits d'entrée. Qui dit gratuité dit fréquentation en hausse et donc ventes supplémentaires pour des charges quasiment identiques. Autres suggestions : trouver des mécènes pour parrainer chaque salle et/ou suggérer aux visiteurs qui le peuvent de faire une donation « entretien », à l’instar de ce qui se fait dans les églises. Gratuité certains jours seulement ? Comment apprécier les œuvres exposées au sein d’une cohue mensuelle ou hebdomadaire ? Seule une gratuité perpétuelle (à l’exclusion éventuellement des week-ends afin d'en limiter l’affluence) permettra de canaliser le flux des visiteurs. Evidemment, cette gratuité ne concernera que les expositions perpétuelles. Les événements et les spectacles continueront à être payants afin d’inciter les conservateurs et les artistes à davantage de créations... |
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La distinction doit être plus claire entre les chaînes privées et les chaînes publiques, financées par la redevance, qui devraient moins viser à l’audimat qu’à la culture, la formation et l’ouverture aux autres et au monde. ð Emissions de qualité sans fioritures ð « Temps de cerveau humain » préservé
ð
Rejet du sensationnalisme au profit d’une information
à froid plus objective |
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Les français passent en moyenne 3h30 par jour devant la télévision, avec une augmentation de 20mn en dix ans. C’est en outre le premier loisir des français : 59% préfèrent regarder la télévision plutôt que de lire ou écouter de la musique. Autant en profiter pour véhiculer les savoirs universels ! Pour la télévision commerciale: les émissions à paillettes, les blockbusters américains, les retransmissions sportives et autres talk-shows. Ces programmes, coûteux, requièrent évidemment de la publicité et il ne devrait pas y avoir de restriction en la matière. Pour la télévision publique: le devoir d’aller au-delà de la simple distraction hypnotique. A elle les émissions culturelles, les « grands films », les dessins animés intelligents, les reportages, les débats, la formation citoyenne et les informations objectives. Le financement ? Si la redevance (désormais mieux perçue par les impôts) et la baisse générale du coût des programmes ne suffit pas, on pourrait envisager une contribution versée par les chaines commerciales en contrepartie de la manne publicitaire "libérée". Autre possibilité: une publicité tolérée pour les produits "vertueux" en contrepartie d'une compensation sur les ventes des dits produits. L'occasion enfin pour les artisans et petits producteurs de faire connaître leurs produits et pour les consommateurs de découvrir autre chose que l'industriel. L’audimat serait à la baisse ? Et alors ? Quel mal à se détourner de la télévision pour faire autre chose ? Ceux qui resteront auront au moins la satisfaction d’apprendre ou de découvrir quelque chose ! D'ailleurs, selon tous les sondages, Arte serait déjà la chaîne la plus appréciée… Plus de monde sur les chaînes commerciales
? Si la fréquence des pubs augmente sur ces dernières et compte tenu
du contraste avec les chaînes « pub-free », un sentiment de
ras-le-bol pourra au contraire se dessiner et inciter là aussi les
français à faire le choix du constructif sur
le racoleur. |
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Globalement, le Programme du Mendiant met donc l’accent sur plusieurs valeurs : ð LA RESPONSABILITE de ses actes (ou non-actes), de son style de vie, de son environnement, de ses revenus… ð L’EFFORT pour se prendre en charge, pour mieux vivre, pour gagner en santé et en bien-être, pour sauvegarder la planète,… ð LE DIALOGUE entre les enfants, entre les catégories socio-professionnelles, entre les âges, entre les citoyens,… ð LA SOLIDARITE vis à vis des plus défavorisés, où qu’ils se trouvent, sans toutefois tomber dans le piège de l’assistanat. ð L’INTEGRITE et le COURAGE pour dépasser les lobbies du « bizness » et regarder l’intérêt général plutôt que particulier. Déficits publics, immigration, réforme des institutions,... Le Mendiant n'a pas vocation à
présenter un programme complet, d'autant qu'il est loin d'être
compétent dans tous les domaines... Il s'est donc concentré sur les
idées selon lui les plus caractéristiques d'un changement de
paradigme. A d'autres, le soin d'intégrer ou non tout ou partie
de ces idées dans un programme global cohérent... A d'autres, le
soin de se positionner plus ou moins en faveur du système actuel...
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