Benoît Saint Girons

R e v u e   d e   p r e s s e
d u  M e n d i a n t

 

    

S e c t i o n   A l i m e n t a t i o n

Les dessous et les miracles du marketing     Les manipulations industrielles  
Le monde merveilleux des OGM
    La malbouffe pour tous     L'univers du Bio


« Que ta nourriture soit ton médicament et ton médicament ta nourriture » recommandait Hippocrate, le père de la médecine. Malheureusement, ce conseil plein de bon sens semble avoir été repris au pied de la lettre par les industriels de l'agro-alimentaire: leurs produits sont bourrés de chimie... comme des médicaments!  Arômes artificiels, exhausteurs de goûts, huiles végétales hydrogénées, conservateurs, raffinage à outrance, édulcorants,... Il suffit de lire les étiquettes pour se retrouver dans le laboratoire du petit chimiste. A la longue, évidemment, tous ces produits posent problème et le développement des cas d'obésité et d'allergies n'est que la pointe de l'iceberg... Si l'on considère avec les thérapeutes que le terrain est ce qui fait la différence entre la santé et la maladie, alors la nutrition redevient le premier pilier de la santé. Les consommateurs sont à juste titre contre les OGM mais peu réalisent à quel point ils sont déjà manipulés dans leurs assiettes. Entre les aliments raffinés vides de nutriments et les aliments boostés à la chimie, notre organisme a d'excellentes raisons de se révolter... en attendant le tour des consommACTEURS... NB: Réagissez aux scandales les plus récents sur le Blog du Mendiant!

Les dessous et les miracles du marketing...
 

Compotes : Mieux vaut manger un fruit

Que Choisir N°448, Mai 2007, Fabienne Maleysson, p. 42     Que Choisir

Le dépliant et les pubs font évidemment l’impasse sur les inconvénients des compotes par rapport aux fruits frais. Au nombre d’entre eux, la texture mixée. La valeur nutritionnelle n’est pas non plus exactement similaire. D’abord parce que, même si la tendance est à la modération, certains fabricants ajoutent des quantités non négligeables de sucre. Ensuite parce que les procédés de fabrication industriels peuvent faire apparaître des composés indésirables. Enfin, parce que certains éléments bienfaisants peuvent disparaître à la cuisson. C’est le cas par exemple de la vitamine C, très sensible aux traitements thermiques. Les procédés de fabrication la détruisent en grande partie. […] Les consommateurs soucieux de préserver la planète auront également noté que les compotes engendrent beaucoup plus de déchets d’emballages que les fruits frais.

Commentaires du Mendiant : Les nutritionnistes recommandent de manger 5 fruits et légumes par jour, pas des compotes ou des purées industrielles! 

 

Etiquetage nutritionnel : Des chiffres trop sucrés
Que Choisir N°448, Mai 2007, p. 8     Que Choisir

Un chiffre fait tiquer : les 90 g de sucres simples choisis comme apport journalier recommandé. Il est vrai qu’avec trois fabricants de sodas en son sein, […] la bande des dix n’avait pas intérêt à être trop regardante sur la question. Mais l’Organisation mondiale de la santé, elle, parle de 50 g maximum pour les sucres ajoutés. […] Un exemple qui montre que les initiatives privées, dont la multiplication vire à la cacophonie, ne garantissent en rien l’objectivité des données affichées.

Commentaires du Mendiant : Les nutritionnistes recommandent déjà un laitage à chaque repas...

 

Des industriels s’engagent contre l’obésité
Le Point N°1804, 12 avril 2007, Domitille Arrivet, p. 70     Le Point

On trouvera désormais sur 5 000 de leurs produits un affichage clair – et harmonisé ! – de la contribution de l’aliment concerné aux quantités journalières recommandées. […] En prenant les devants, les industriels de l’agroalimentaire espèrent éviter qu’on leur impose plus tard des normes plus sévères. A l’image de celle que préconise la Food Standard Agency britannique, qui a institué une simple codification sous forme de « traffic lights », vert, orange et rouge (rouge pour « à consommer en petite quantité ») Un affichage dont l’impact sur la consommation effraie nombre de producteurs de sauce ou de boissons gazeuses…

Commentaires du Mendiant : Curieux titre d'article au regard de l'hypocrisie des industriels...

 

Cafés pour expressos : fine mouture pour fins gourmets
Que Choisir N°447, Avril 2007, Fabienne Maleysson, p.40     Que Choisir

Le prix reflète davantage l’image qu’on veut donner que la valeur du produit. De fait, le meilleur choix de notre test est une marque de distributeur, assez bon marché donc. Et on se demande si déguster un [censuré] vaut qu’on le paie sept fois plus cher, ou si les 62 euros le kilo ne participent pas plutôt d’une stratégie marketing. […] Tous les cafés en dosettes génèrent beaucoup de déchets : de trois à sept fois plus que les moulus. […] Les capsules [censuré] sont encore plus lourdes puisqu’elles sont en aluminium et non en papier-filtre, d’où une masse de déchets rapportés à la tasse seize fois plus importante que les mêmes cafés moulus.

Commentaires du Mendiant : Le meilleur choix, c’est un grand cru de café chez un torréfacteur de quartier et une préparation en cafetière de type Bodum !

 

Spots alimentaires: les messages ratent leur cible
Que Choisir N°447, Avril 2007, p.5     Que Choisir

Un spot publicitaire pour des céréales [censuré] (extrêmement sucrées et grasses) leur a été diffusé accompagné du message « pour votre santé, ne mangez pas trop gras, trop sucré, trop salé ». Premier enseignement : près de la moitié des personnes (48% mais 57% pour les enfants) n’ont pas vu le message. Surtout, lorsque l’enquêteur a demandé ce qu’il signifiait en ce qui concerne les céréales [censuré], 68% des parents et 63% des enfants ont cru comprendre que « [censuré] est équilibré » !

Commentaires du Mendiant : Et voilà comment des pourvoyeurs de malbouffe, avec la complicité de l'Etat,  arrivent à faire croire à des produits de qualité !

 

Distinction de l’année au goût très amer
J’achète mieux N°351, Avril 2007, Nadia Thiongane, p. 21    FRC

On le comprend immédiatement, cette distinction Goût de l’année n’est qu’un outil de marketing au service des industriels et des distributeurs, qui cherchent à motiver l’impulsion d’achat. En effet, seuls les aliments que les industriels veulent bien présenter sont soumis au panel des testeurs. […] En France, on estime que le logo « Elu produit de l’année » multiplie les ventes par sept ou huit.

Commentaires du Mendiant : Le magazine des consommateurs suisse aurait aussi pu rappeler qu’un goût prononcé, à l’heure des exhausteurs chimiques, va souvent de paire avec une qualité médiocre.

 

Mythologies 2007 : La capsule [censuré]
Le Nouvel Observateur N°2210, 15 mars 2007, Alix Girod de l’Ain, p.115     Nouvel observateur

Sous ses quelques grammes de métal, se cache le plus beau hold-up de l’histoire du marketing. […] une monodose égoïste, jetable et non recyclable, résolument « clientèle captive » (compatibilité avec les autres machines ? nulle), hors de prix […] Ici, le signifiant rejoint le signifié : cherté du produit, addiction maximale, difficulté de l’approvisionnement, c’est clair, c’est de la drogue légale. Mais quand, de retour chez le dealer, oups, de la boutique-club, je glisse une capsule […] dans mon perco, ma doxa frétille de joie ; c’est bon-bon de se savoir bobo.

Commentaires du Mendiant : C’est bon-bon de se savoir bêbête ? Si au moins le café était bon… Non, il faut mettre du sucre pour masquer l’amertume alors que les grands crus de cafés, moins chers et disponibles chez un artisan torréfacteur, n’ont aucune amertume mais une pointe d’acidité. C’est donc bien le hold-up du siècle : faire croire à une qualité supérieure ce qui n’est en réalité qu’un café industriel et vendre à prix d’or de l’emballage et du prestige… Ce qui n’empêche pas, pendant ce temps, des petits producteurs de café de vendre à perte leur production…
 

 

Les secrets du yaourt qui prétend vous embellir
Que Choisir N°446, Mars 2007, François Landon et Véronique Chaouat, p. 132     Que Choisir

Un peu léger sur la validation scientifique, le groupe alimentaire a en revanche mis le paquet sur le marketing.

Commentaires du Mendiant : C’est en effet le meilleur moyen pour faire gober aux CONsommateurs n’importe quoi…

 

Oméga 3 : pilule miracle ou miroir aux alouettes ?
Quelle Santé N°14, Mars 2007, Amel Bouvyer, p.8     Soignez-vous!

Pour conclure, si l’on prête souvent aux oméga 3 des vertus difficilement contrôlables, il est démontré qu’un apport massif de cet acide gras dans l’alimentation peut amener de graves problèmes de coagulation sanguine, des possibilités accrues d’hémorragie, une augmentation du taux de mauvais cholestérol, une baisse de la glycémie chez les diabétiques ainsi qu’une baisse des réponses immunitaires et inflammatoires. La Food and Drug Adminitration américaine a même rappelé récemment que si une consommation minimum de 2 grammes par jour est conseillée, il ne faut pas excéder les 3 grammes par jour. Ce qui est, hélas, souvent le cas dans les pays occidentaux où l’on a tendance à trop se supplémenter.

Commentaires du Mendiant : Aurait-on encore trouvé le moyen de rendre les consommateurs malades ? Faire consommer davantage d’huile de colza (deux cuillères à soupe par jour sont suffisantes) en place de l’huile de tournesol et le problème aurait été réglé sans effet secondaires ! Mais non : cette méthode naturelle et de bon sens n’était sans doute pas suffisamment rentable pour le business…

   

 

Tout sur le petit déjeuner
Vivre autrement N°1, Février 2007, Hélène Huret, p.26     Vivre autrement

Pour le Dr Jean-Paul Curtay aucun doute : il faut oublie le lait de vache […] Certes, le lait de vache fournit du calcium, mais ses inconvénients sont plus nombreux que ses atouts : « Le lait de vache contient trop de phosphore, de graisses indésirables (saturées et trans) et de lactose, un sucre qui est soit mal digéré et source de problèmes digestifs, soit cause de cataracte à long terme et dont les protéines sont souvent incriminées dans les intolérances alimentaires. » […] Les céréales […] sont une source incomparable de nutriments indispensables à condition d’être complètes ou semi complètes. En effet, le raffinage élimine minéraux et vitamines indispensables à la santé des enfants. […] « Les céréales doivent être bio car les pesticides se concentrent dans l’enveloppe à côté des micro-nutriments. »

Commentaires du Mendiant : Désolé pour les produits de la pub !


 
   

 

Crevettes : La ruée vers l’or rose
Que Choisir N°445, Février 2007, Florence Humbert, p.16     Que Choisir

La crevette est aujourd’hui l’un des produits d’appel favoris de la grande distribution. […] La plupart des consommateurs ignorent tout de ses variétés et de ses modes de production. Et il y a fort à parier qu’ils y regarderaient peut-être à deux fois avant d’acheter s’ils réalisaient l’ampleur des nuisances environnementales et des atteintes aux droits de l’homme que ce nouveau marché a engendrées.

Commentaires du Mendiant : Si les consommateurs étaient vraiment éclairés (ou tous lecteurs de Que Choisir), le système aurait du soucis à se faire…

 

Yaourt : [censuré] pour votre peau
Le Point N°1792, 18 janvier 2007, p. 20     Le Point

Voici vraiment venu le temps de la « dermonutrition » ! Autrement dit des produits alimentaires courants réputés agir sur la peau pour la rendre plus éclatante.

Commentaires du Mendiant : Faut-il se badigeonner de yaourt ? Déjà que les cosmétiques ne sont pas très efficaces… C’est vraiment n’importe quoi ! Manger des fruits et des légumes vous coûtera moins cher…

 

Les enfants et la télé : bonjour les dégâts alimentaires !
Marianne N°509, 20 janvier 2007, Isabelle Saporta, p. 80     Marianne

Aux dires des experts bruxellois, la publicité commerciale n’inciterait pas plus que ça les bambins à craquer pour des sucres trop gras, trop salés ou trop sucrés. On se demande bien pourquoi l’industrie agroalimentaire continue alors à engloutir des sommes aussi faramineuses dans la publicité télévisée (1,4 milliard en 2004) ! Seule arme à la disposition des Français pour lutter contre la malbouffe : la loi de santé publique 2004. Or, cette dernière aura dû attendre près de trois ans pour que soient enfin publiés les décrets d’application portant sur son volet pub, l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) n’ayant pas lésiné sur le lobbying pour éviter d’avoir à s’inquiéter d’éthique nutritionnelle. […] Quant à ceux qui refuseraient de s’acquitter de ce message pédagogique [faire du sport ou manger des fruits et légumes], ils ne devront payer que 1,5% du montant de leurs dépenses publicitaires […] Autant dire, une broutille. […] Demandez aux 8-12 ans de vous décrire leur repas dominical rêvé : ils seront 56% à plébisciter le fast-food. Après « la fabrique des crétins », l’usine à obèses. […] Seulement 11% des pubs concernent des produits ayant un intérêt nutritionnel réel.

Commentaires du Mendiant : Les parents se disent dépassés mais qui les oblige à laisser leurs enfants devant la télé ou à en équiper leur chambre ? Et qui les oblige, ensuite, à céder à leurs caprices dans les rayons des supermarché ? Un peu de responsabilisation que diable ! La meilleure arme à la disposition des Français, c’est encore le bon sens et l’éducation ! Autre solution radicale : fréquenter les magasins bio. Les « tentations » y sont plus saines !

 

« Méfiez-vous de la pensée magique véhiculée par la pub. »
Marianne N°509, 20 janvier 2007, Jacques Fricker, médecin nutritionniste, p. 84     Marianne

 Les ados, mais aussi les enfants, de plus en plus jeunes de surcroît, sont formatés par la logique de marque. […] Cette société cathodique crée ainsi un conformisme alimentaire vis-à-vis de produits le plus souvent déséquilibrés. […] Enfin, en détournant les messages santé, les publicitaires essaient de nous faire croire qu’ils nous donnent les clés nécessaires à un bon équilibre alimentaire alors qu’ils ne font bien souvent que pousser en avant leurs produits qui ne sont pas toujours les mieux appropriés pour une nourriture saine et équilibrée. […] De même, il faut être vigilant vis-à-vis des produits enrichis. Souvent il ne s’agit que d’ajouter un nutriment bénéfique dans un produit qui n’est pas sain. Bref, rien ne sert de consommer des barres chocolatées riches en calcium puisque, de toute façon, elles sont trop grasses et trop sucrées.

Commentaires du Mendiant : Une solution pour gagner du temps : éviter l’industriel et tout ce qui passe à la télé : un bon produit n’a pas besoin de pub !

 

Si tous les gras du monde
Marianne N°509, 20 janvier 2007, Périco Légasse, p. 86    Marianne

Le drame nutritionnel de notre civilisation hypercalorisée provient des quantités faramineuses de mauvais gras que l’industrie agroalimentaire déverse sur le marché. Les lipides synthétiques « trans » que nous ingurgitons directement et ceux que nous sécrétons par abus de sucre sont à l’origine de la plupart des fléaux sanitaires qui frappent notre société moderne.

Commentaires du Mendiant : N’exagérons pas : il y a aussi l’abus de médicaments…

 

Tous les probiotiques soignent-ils vraiment ?
Pratiques de Santé N°62, 13 janvier 2007, Léonard Katz, p.3       Soignez-vous

Quand on parle de bactéries vivantes, il vaudrait mieux dire « revivifiables », c’est à dire qu’il est possible de rendre vivantes dans certaines conditions. Les emballages de probiotiques indiquent souvent le nombre de germes revivifiables, et ce chiffre doit être élevé pour une bonne efficacité. Or ce chiffre est en réalité déterminé en laboratoire dans des conditions qui n’ont rien à voir avec les conditions physiologiques […] Toutes les études de stabilité démontrent que les probiotiques doivent être impérativement conservés au réfrigérateur pour que le nombre de bactéries revivifiables reste suffisamment élevé dans le temps. Or aucun circuit de distribution (grossistes, pharmacies, magasins) ne respecte cet impératif. […] Enfin, il faut se souvenir que les probiotiques restent des organismes vivants étrangers, susceptibles d’induire des situations pathologiques sur les personnes très fragilisées.

Commentaires du Mendiant : Mieux vaudrait donc commencer par respecter les milliards de bactéries de son propre organisme en consommant des aliments haute vitalité de qualité !
 

 

Produits laitiers : catalogue des idées répandues
Que Choisir N°444, Janvier 2007, Fabienne Maleysson, p.40     Que Choisir

Le lait est au troisième rang des allergènes alimentaires chez l’enfant et au quinzième chez l’adulte […] l’intolérance au lactose, beaucoup plus répandue, se traduit par des ballonnement et diarrhées. Elle n’existe en principe pas chez les bébés. […] « A l’inverse des fruits et légumes, les produits laitiers peuvent aussi présenter des inconvénients, rappelle le professeur Serge Hercberg, qui coordonne le Programme national nutrition santé (PNNS). Certains sont trop gras, salés ou sucrés […] Attention également aux produits de biscuiterie ou de confiserie qui exploitent l’image du lait alors qu’ils ne présentent aucun intérêt sur le plan nutritionnel. » Conclusion, les produits laitiers ne méritent pas le piédestal sur lequel ont les a hissés mais ils font partie – en particulier les fromages – d’une culture culinaire qui, jusqu’ici, a été plutôt protectrice pour notre santé.

Commentaires du Mendiant : Intéressant mais curieux article, qui met tous les produits laitiers dans le même sac (lait, yaourt et fromage) de manière à pouvoir conclure avec nuance… Or les thérapeutes s’en prennent généralement avant tout au lait ! Si l’article relativise la valeur des études qui prouvent, par exemple, qu’il n’y a « aucun lien entre santé osseuse et produits laitiers » ou que « le lait favorise le cancer », il ressort néanmoins de sa lecture l’impression que le lait à plus de défaut que de qualité… Mettre ses vertus en avant relèverait donc bien de l’attrape marketing !

 

Eaux minérales : A consommer avec discernement
Que Choisir N°444, Janvier 2007, p.5     Que Choisir

Trop de pub et pas assez d’informations claires. […] Si la plupart sont inoffensives, quelques-unes on des teneurs en sodium et en sulfates très élevées. Elles peuvent aggraver l’insuffisance rénale, l’hypertension artérielle ou les maladies cardio-vasculaires. […]Dans tous les cas, l’Académie de médecine conseille, pour l’usage familial quotidien, une eau faiblement minéralisée, dont le résidu sec, précisé sur la bouteille, est inférieur à 500 mg/l. […] Les boissons aromatisées à base d’eau minérale n’échappent pas aux exigences de l’autorité médicale, qui déplore une tactique en trompe-l’œil des industriels : la quantité de sucre utilisée est exprimée en /100 ml, et non en g/l.

Commentaires du Mendiant : Les boissons naturellement bonnes ont moins besoin de pub… Ça coule de source !

 


Les manipulations industrielles et chimiques
 

Huiles d’olives : Méfiez-vous des « extravierges »

J’achète mieux N°352, Mai 2007, p. 2     FRC

Au mois de mars, le magazine Saldo a testé une quinzaine d’huiles d’olive. Résultat désastreux, cinq d’entre elles contiennent des phtalates, molécules indésirables provenant de la contamination des huiles par les substances assouplissantes contenues dans le plastique. En outre, cinq autres huiles ne méritent pas leur appellation d’« extravierge »

Commentaires du Mendiant : C'est encore pire pour les autres huiles puisqu'elles sont raffinées! Il n'y a pas ces soucis dans les magasins bio...

 

Ca ne manque pas de sel
Que Choisir N°446, Mars 2007, Fabienne Maleysson, p. 16     Que Choisir

Selon l’Académie de médecine, [nos besoins en sel] n’excèdent pas 3 g de sel par jour. […] En France, l’apport moyen se situerait autour de 9 à 10 g par jour ; un quart des hommes et 10% des femmes en consommeraient plus de 12 g. […] 80% du sel que nous ingérons vient des produits « prêts à manger » […] Mais il joue parfois un rôle moins avouable puisque, en tant qu’exhausteur de goût, il peur compenser en partie la fadeur, voire la saveur douteuse, de produits de piètre qualité. Son pouvoir de rétention d’eau en fait aussi un allié pour ceux qui veulent vendre de l’eau au prix de matières premières plus nobles… […] Le pain contribue grandement à notre consommation de sel. D’autant que l’adoption du pétrissage intensif, dans les années cinquante, a conduit, pour compenser la perte de goût, à une hausse de près de 50% de la dose employée.

Commentaires du Mendiant : Un article qui ne manque pas de piment !

 

Bonbons bio : oui, mais pas à gogo
Quelle santé N°11, Décembre 2006, Lise Delord, p.22      Soignez-vous!

En France on consomme 3,3 kg de bonbons par personne et par an. […] Savez-vous que les bonbons gélifiés non bio, comme les oursons moelleux dont raffolent vos enfants, contiennent de la gélatine d’origine animale fabriquée à partir d’os et de peaux de bovins ou de porcs ? […] Un bonbon industriel est un concentré de sucre raffiné, nocif pour la santé et bourré de calories vides de tout nutriment. Un bonbon bio est constitué de sucre non raffiné bio (sucre de canne, par exemple), riche en goût, bio-assimilable et indispensable à notre métabolisme. Et là où les bonbons chimiques regorgent d’arômes artificiels et de colorants de synthèse, les bonbons bio sont sans additifs ni conservateurs et ne contiennent que des arômes naturels et des concentrés de fruits issus de l’agriculture biologique.

Commentaires du Mendiant : Ne pas confondre les bon-bons et les mauvais-bons…

 

Gare à la gueule de bois
Que Choisir N°443, Décembre 2006, Editorial de Jean-Paul Geai, p. 3     Que Choisir

Pour donner au consommateur l’illusion que le vin a été élevé dans des fûts de chêne, les vignerons sont autorisés à verser des copeaux de bois dans leurs cuves.

Commentaires du Mendiant : Si l’on en croit Hans-Ulrich Grimm, cela fait des années que des industriels utilisent également des copeaux de bois d’Australie en place des fraises dans les produits lactés. En effet, la production mondiale de fraise ne suffirait pas à aromatiser 5% des produits au goût de fraise des seuls Etats-Unis d’Amérique et le goût de fraise supporte mal le temps… Mais de quoi nous plaignons-nous ? Les copeaux de bois sont un produit naturels, non ?

 

Les méfaits du sel confirmés
Le Point N°1782, 9 novembre 2006, Anne Jeanblanc, p.75     Le Point

Salez moins, vous vivrez plus léger et plus longtemps […] Aux Etats-Unis, où l’apport en sel a progressé de plus de 50% entre le milieu des années 80 et la fin des années 90, l’obésité n’a cessé d’étendre ses ravages. Car le sel donne soif et les Américains privilégient les boissons riches en sucre.

Commentaires du Mendiant : Le sel est donc excellent pour le business et il n’y a rien d’étonnant à ce que les industriels y aient massivement recourt dans leurs préparations…

 

Du blé plein les fouilles
Le Point N°1785, 30 novembre 2006, p. 30     Le Point

Voilà plus de dix mille ans que les hommes cultivent le blé. Ils avaient cru être plus malins que la nature en créant et en sélectionnant les variétés les plus productives […] Patatras, des agronomes […] viennent de découvrir qu’on avait perdu en cours de route un gène ultra-important puisque celui-ci augmente le grain de 10 à 15% en protéines, mais surtout le bourre de zinc et de fer indispensable à la vie.

Commentaires du Mendiant : Si les agronomes veulent faire une autre découverte fondamentale en matière de nutrition, qu’ils se rendent donc dans une boulangerie industrielle : ils verront ce que le raffinage détruit comme vitamines et nutriments ! A quoi bon un blé plus riche si il finit en farine blanche ou pain blanc ?

 

Des animaux malades de la « civilisation »
Biocontact N°163, Novembre 2006, Joseph Pousset, p.74

Beaucoup de maladies sévissant dans les élevages « concentrationnaires » sont connues depuis longtemps mais elles y prennent souvent des formes inattendues car les causes qui les provoquent sont différentes de celles d’autrefois. L’élevage industriel vise en effet la performance financière maximale en s’appuyant sur trois grands piliers : la génétique, la ration alimentaire, les conditions d’hygiène et d’ « ambiance ». […] Ce système bien plus coûteux qu’il n’y paraît pour la société, dévoreur d’énergie fossile, irrespectueux envers les animaux, destructeur d’emplois, présente beaucoup d’inconvénients. Même son avantage supposé, à savoir fournir une alimentation à bas prix, est biaisé. Combien coûtent en effet au citoyen les pollutions qu’il entraîne, les problèmes de santé qu’il provoque, le chômage qu’il induit ?

Commentaires du Mendiant : un petit schéma valant un long discours, visionnez donc l’excellent film The Meatrix sur www.themeatrix.com 

 

Dur à avaler ! Interview de l’auteur du livre « Fast Food Nation »
Le Nouvel Observateur N°2193, 16 novembre 2006, François Forestier, p. 142     Nouvel observateur

Le fast-food est la plus importante industrie américaine, loin devant le pétrole. Plus de 100 milliards de dollars dépensés par les consommateurs américains annuellement, création de 90% des nouveaux emplois. Revers de la médaille : viande contaminée, exploitation forcenée de la main-d’œuvre, salaires à la baisse, efficacité commerciale, taylorisation des aliments. Terrifiant. E. Schlosser : « Les aliments sont tellement traités, déshydratés, malaxés qu’ils perdent toute saveur. On y ajoute donc des éléments chimiques. Il y a une usine immense, à Dayton, qui ne fait que ça : des arômes. On y fabrique le goût de la viande, le goût de la sauce, des additifs en tout genre. Mais aussi l’odeur des parfums tels que « [censuré] » de [censuré]. Dans un banal milk-shake fraise, on compte 50 produits chimiques. »

Commentaires du Mendiant : A lire en parallèle avec « Des Arômes dans votre assiette » de Hans Grimm. Et si vous n’aimez pas lire, il y a maintenant le film « Fast Food Nation »! Dans ces trois cas, vous découvrirez pourquoi le business de la maladie recommande du fast-food et de la nourriture industrielle à tous les repas !
 

 

 

L’aspartame : une drogue qui vous tue en douceur
Quelle Santé N°9, Octobre 2006, Amel Bouvyer, p. 8     Soignez-vous!

En 1980, sur 196 animaux soumis à l’aspartame, 96 sont morts d’une tumeur cérébrale. […] Scléroses en plaques, crises d’épilepsie, tumeurs du cerveau… et pas moins de 2 621 effets secondaires (dont oedèmes, céphalées, convulsions…) sont rapportés à la suite de 7000 plaintes de consommateurs en 1994 aux Etats-Unis. […] C’est lorsque les aliments contenant de l’aspartame sont exposés à une température supérieure à 30°C (durant l’entreposage, le transport ou lors de la cuisson), que ce poison déploie tous ses effets toxiques. On parle alors de la maladie de l’aspartame, en partie la cause sous-jacente du mystère des problèmes de santé des soldats américains durant la guerre du Golfe. […] En effet, plusieurs milliers de palettes de boissons « diet » avaient été stockées durant des semaines sous le soleil d’Arabie. […] Ce n’est pas un produit diététique. Bien au contraire, il provoque un besoin maladif de glucides et vous fera tôt ou tard grossir. De plus, le formaldéhyde issu de sa dégradation se stocke dans les cellules graisseuses, particulièrement dans les hanches et les cuisses. […] 200 études ont mis en évidence sa toxicité.

Commentaires du Mendiant : Est-ce pour se racheter une crédibilité que la société qui diffuse ce produit avait un stand sur le salon Life (salon du bien-être) de Bruxelles en 2005 ? Le bien-être industriel est vraiment sans complexe !

 

 

Aliments irradiés : on nous cache tout !
Quelle Santé N°7, Juillet-Août 2006, p. 6     Soignez-vous!

Non, irradier les aliments ne les rend pas radioactifs mais cette pratique, largement répandue [dans les volailles prédécoupées, les épices, les légumes et herbes déshydratées, les crevettes décortiquées, les fruits secs, la plupart des fruits exotiques et des produits commercialisés hors saison], est-elle pour autant sans danger ? De nombreuses études scientifiques indiscutables ont mis en avant ses dangers potentiels, mais les « experts » officiels ne veulent rien entendre. Les industriels, eux, préfèrent ne pas en parler […] Ils préfèrent employer le terme plus discret d’ionisation. […] Dans le rapport de l’OMS de 1995 consacré au sujet, 27 études sur 102 sont classées comme « ayant conclu à des effets néfastes ». […] Même les données officielles reconnaissent que 80% des produits irradiés ne sont pas étiquetés.

Commentaires du Mendiant : Miam Miam !

 

Pire que les arômes : les exhausteurs de goût
Quelle Santé N°6, Juin 2006, p. 8      Soignez-vous!

On les trouve surtout dans les viandes, les soupes, les plats préparés […] Les exhausteurs d’origine synthétique à éviter absolument : E 620 à E 625 […] sont suspectés d’être à l’origine de troubles digestifs et neurologiques, parmi lesquels le « syndrome des restaurants chinois » (le L-glutamate […] est réputé provoquer chez certains des nausées ou des vomissements…). Mais on leur attribue également de nombreuses allergies, ou une aggravation des symptômes de l’asthme. Certains chercheurs affirment même qu’une surconsommation de glutamate pourrait être une des causes des maladies de Parkinson et de l’Alzheimer.

Commentaires du Mendiant : Et comme en plus l’un des plus gros producteurs de glutamate est une entreprise chinoise responsable de la pollution des rivières et de la nappe phréatique des villages chinois alentours, il y a toutes les raisons de rejeter ce type de saloperies ! (voir section "pollutions de l'industrie", janvier 2007)

 

Arômes : les faussaires du goût
►  Quelle Santé N°6, Juin 2006, p. 6     Soignez-vous!

En Europe, on consomme chaque année environ 170 000 tonnes d’arômes industriels. En France, ce sont 40 000 tonnes ! […] Quand on sait qu’il suffit de 5 mg d’un arôme artificiel, baptisé filberton, pour donner un goût noisette à environ 6 millions de yaourts, on comprend vite que chacun des aliments que nous consommons, chacun des produits que nous achetons comporte au moins l’un de ces arômes. Il y en a, en fait, absolument partout : dans la quasi-totalité des produits alimentaires. Mais aussi dans tous les produits qui ont un parfum […] et même dans ceux qui n’en ont pas car il existe aussi des arômes pour masquer les mauvaises odeurs dues au traitement industriel. […] La nocivité de la plupart des molécules aromatiques n’a jamais été étudiée et leur combinaison encore moins. […] Mais sans aller jusqu’à mener ce type d’analyse, la logique indique que les arômes naturel induisent l’organisme en erreur. […] Ainsi, un arôme de bœuf indique à l’estomac qu’il aura bientôt à transformer de la viande, mais rien ne vient. Le système tourne à vide et provoque inévitablement une sensation de faim.

Commentaires du Mendiant : Pour le moment, ça couperait plutôt l’appétit…

 

Phosphates dans l’alimentation : les enfants poussés au bord de la folie
Pratique de Santé N°34, 16 juillet 2005, Dr Frédérique Caudal, p6     Soignez-vous!

Les phosphates sont quasiment présents dans tous les aliments contenant des additifs. Leur utilisation est telle que, depuis 10 ans, leur présence a augmenté de 300%. Si les phosphates sont nécessaires à la croissance des enfants et au bon fonctionnement du corps, ils entraînent, lorsqu’ils sont en excès, de graves troubles du comportement : hyperactivité, violence, difficulté de concentration, insomnies, morosité, susceptibilité,…

Commentaires du Mendiant : Au vu de tout ce qu’il faudrait ôter, il ne restera plus grand chose dans le caddie… Si, de la place pour les produits bio et complets, généralement sans additifs.
 


Le monde merveilleux des OGM et de la génétique
 

 
       

 

Soupçons sur le maïs transgénique
L’Express N°2906, 15 mars 2007, Gilbert Charles, p.108     L' Express

C’est une première mondiale qui, si elle se confirme, pourrait changer la face du débat sur les OGM : des biologistes français disent avoir mis en évidence la toxicité d’une plante transgénique vendue dans le commerce […] commercialisé en Europe depuis 2005. […] « Nous avons découvert des signes de toxicité hépatique et rénale chez les rongeurs, ainsi que d’autres anomalies physiologiques », assure le Pr Gilles-Eric Séralini.

Commentaires du Mendiant : Que de temps perdu alors que les résultats de tests du fabricant mettait déjà en évidence des altérations de l’organisme des souris (voir le reportage de Canal+ qui circule sur internet) ! A qui s’en prendre ? Au fabricant ? A la Commission Européenne qui laisse passer des profits douteux au motif du business ? A la France qui a demandé à Bruxelles de restreindre la communication au public sur les évaluations des risques des OGM pour la santé humaine au prétexte que cela pourrait « nuire à la position concurrentielle des entreprises qui se sont lancés dans l’aventure. » ?
 

 

Les OGM sont ils dangereux pour la santé ? L'étude qui accuse.
Reportage 90 minutes de Canal +, 15 sept 2005, Michel Despratx, Stephane Rossi, Jean-Pierre Vesperini, Nicolas de Marinis et Veronique Leroy      Visionner le film !

Notre gouvernement a fait passer le souhait d'une multinationale américaine devant la transparence due aux citoyens. [...] Un scientifique a analysé l'étude Monsanto. Il est formel: les rats qui on mangé le mais OGM ont vu leurs organes modifiés. Ils ont subi des lésions aux reins, au foi, au sang. "Il y a des différences majeures entre les rats qui ont mangé l'OGM et ceux nourris au mais naturel" [...] Est-il scientifique de comparer un groupe à un autre six fois plus grand ? Selon nos biologistes, c'est un tour de passe-passe.[...] Deux mois plus tard, sans surprise,
la Commission européenne de Bruxelles autorise le mais Monsanto à l'alimentation en Europe. [...] Fini les tests sur les rats: les cobayes, désormais, c'est nous! Risques possibles pour notre santé ? Totalement inconnus!

Commentaires du Mendiant: Un bon reportage, qui en dit long sur les pratiques des multinationales et des gouvernements... au service du business!

 

Les OGM ont passé la barre des 100 millions d’hectares cultivés
Le Monde, 20 janvier 2007, Hervé Kempf, p. 7     Le Monde

Les plantes transgéniques couvrent 102 millions d’hectares dans le monde, soit environ 7% de la surface des terres arables. […] Les OGM sont limités à quatre plantes (soja, maïs, coton et colza) et sont concentrés à 88% dans quatre pays (Etats-Unis, Argentine, Brésil et Canada)

Commentaires du Mendiant : comment se fait-il alors que l’on ait découvert du riz transgénique dans une cargaison de riz  (voir ci-dessous) ?

 


La malbouffe pour tous
 

Les ravages du manger mou
Que Choisir N°448, Mai 2007, Fabienne Maleysson, p. 42     Que Choisir

« La mastication stimule la production de salive, qui aide à combatte les bactéries, précise Arabelle Gouvernaire, docteur en odontologie pédiatrique. L’alimentation molle est donc facteur de caries. Par ailleurs, l’absence de mouvements de mastication est connue pour favoriser les maladies paradontales. » […] « Il a été démontré que le rassasiement est plus important lorsqu’on mange un fruit que lorsqu’il s’agit d’une compote, souligne Hélène Labouré, maître de conférence en biochimie alimentaire. […] à valeur énergétique égale, le aliments liquides conduisent à une prise de poids nettement plus importante que des aliments solides nécessitant mastication. »

Commentaires du Mendiant : C'est parce qu'on n'a pas de dents que l'on mange mou, pas le contraire!

 

Je vous ai apporté des bonbons
►  Marianne N°520, 7 avril 2007, Anny Goudet, p. 82      Marianne

Pour être branché, on se doit désormais d’offrir une boîte de bonbons, plutôt que des fleurs (c’est périssable), ou même des chocolats (trop fondants) […] Qui n’aime pas les bonbons ? Selon le sociologue Robert Ebguy, « le bonbon est un marqueur social d’enfance et d’adolescence. Ceux qui le rejettent se considèrent comme des adultes responsables et ne veulent pas revenir en arrière ». Responsables, certes, mais tristounets. […] 8 Français sur 10 croquent ou suçotent des bonbecs. Plus de 230 000 tonnes de confiseries sont produites chaque année dans l’Hexagone, générant un chiffre d’affaires (en 2005) de 1,1 million d’euros. […] Même si nos sucreries actuelles sont bourrées d’arômes artificiels et de gélatine, l’engouement continue. La recherche aussi d’ailleurs, puisque les fabricants cogitent sur ce qu’ils croient pouvoir être le bonbon parfait, c’est-à-dire une sucrerie… sans sucre ! […] Fichue et hypocrite ère des allégés !

Commentaires du Mendiant : A l'heure de la dénonciation de la malbouffe, quel est l'intérêt d'une telle publicité déguisée pour les sucreries industrielles... Certes, l'article est bien écrit et informatif. Il pèche par contre sur le fond... L'article note bien que les bonbons sont "bourrés d'arômes artificiels et de gélatine" mais peut-être que s'il avait précisé de quoi est fait la gélatine, "l'engouement" serait un peu moins massif ? Les bonbons gélifiés contiennent en effet de la gélatine d’origine animale fabriquée à partir d’os et de peaux de bovins ou de porcs… Miam miam! Il y a loin entre les bonbons traditionnels et ce que l'on nous propose désormais en grandes surfaces! Evidemment, "tout est poison et rien n'est poison" (Paracelse) mais à 3,3 kg par an et par habitant, il me semble que l'on se situe déjà largement dans l'excès et on en constate d'ores et déjà les dégâts...  Le bonbon parfait... sans sucre ? Si c'est pour le remplacer par des édulcorants, aucun intérêt! Non, le bonbon parfait, c'est le bonbon au naturel, à base de sucre complet non raffiné qui, soit dit en passant, est excellent pour les dents... On peut donc tout à fait être responsable sans être tristounet! Mais ça, la pub évidemment ne le dit pas...

 

Le sucre autrement
Psychologies magazine N°262, Avril 2007, p. 222     Psychologies

Quant au fameux sucre blanc (le saccharose), son seul intérêt réside dans les quelques secondes de volupté qu’il procure à nos papilles. Totalement raffiné, il ne contient plus de vitamines, ni d’enzymes, ni d’oligoéléments. Or, pour se transformer en énergie au niveau métabolique, il a besoin de ces trois composants. Pour les lui fournir, notre organisme doit donc puiser dans ses réserves et s’acidifier, au risque d’entraîner, à terme, des pathologies telles qu’arthrite, colite, spasmophilie. […] Le sucre blanc sollicite aussi beaucoup le pancréas. […] Enfin, les spécialistes s’interrogent sur l’action du sucre blanc sur l’immunité. Une étude menée à l’université de Loma Linda, aux Etats-Unis, a montré que la capacité de défense de nos globules blancs était inversement proportionnelle à la quantité de sucre blanc ingéré. Une piste qui pourrait expliquer les affections à répétition (ORL en particulier) dont souffrent les enfants avides de sucreries.

Commentaires du Mendiant : Voir le dossier Les ravages du sucre industriel sur le blog du Mendiant: http://lemendiant.over-blog.com

 

Une agriculture désolée
Marianne N°519, 31 mars 2007, Périco Légasse, p.104     Marianne

Près de 40 000 exploitations disparaissent chaque année, liquidées par les trusts agro-industriels gavés de subventions européennes. Depuis trente ans, les campagnes sont vandalisées par une politique de remembrement asservie aux cultures intensives, les paysages défigurés par un aménagement territorial ignorant les lois de l’environnement. […] Chirac, c’est l’industrialisation grimée de la ruralité, l’éradication de la paysanitude, l’aseptisation de nos terroirs, l’empoisonnement des sols et des eaux pour satisfaire la boulimie de profit du lobby agrocapitaliste et, de ce fait, le triomphe de la malbouffe.

Commentaires du Mendiant : Il suffirait pourtant de favoriser le Bio pour repeupler la campagne et réconcilier les Français avec leur estomac...

 

Hard discounters contre grandes surfaces
Marianne N°518, 24 mars 2007, Doreen Bodin, p. 90     Marianne

Selon Bernard Bresson […], le recul des hypermarchés tient surtout à l’évolution des dépenses des ménages. « Le budget des Français est soumis à de nombreux frais subis, mais cela ne les empêche pas de consommer pour autant. Les foyers investissent énormément dans l’aménagement de la maison, la téléphonie mobile, les nouvelles technologies et les voyages. Cela, en se restreignant sur l’alimentaire qui reste depuis dix, quinze ans la peau de chagrin de la consommation », souligne-t-il.

Commentaires du Mendiant : Comme le souligne le malade dans le conte Le Mendiant et le Milliardaire : « Les gens sont même prêts à bouffer de la merde pour se payer des godasses à logo… »

 

Pesticides : toujours présents
Que Choisir N°447, Avril 2007, p.8     Que Choisir

La Direction des fraudes vient de publier son bilan pour… 2005. 62% des échantillons de fruits et 39% de ceux des légumes contenaient des pesticides. Les seuils réglementaires n’étaient dépassées que dans 6,7% des cas ; mais le respect des seuils n’est pas synonyme d’innocuité pour la santé. Près de 10% des échantillons contiennent deux résidus différents et 9% trois ou quatre, alors que l’effet de ces mélanges sur l’organisme n’est pas évalué. Fraises, pêches, citrons et mandarines (analysés avec leur peau) et salades, poivrons, épinards et haricots verts sont les plus contaminés.

Commentaires du Mendiant : Un magasin bio, vite !

 

Les Français raffolent des marques maisons
Nouvel Observateur N°2211, 22 mars 2007, Nathalie Funès, p. 104      Nouvel observateur

Grosso modo, la publicité et le marketing représentent de 8% à 10% du chiffre d’affaires d’un fabricant type [gros groupe agroalimentaire] ; le commercial 4% ; le transport et la logistique, 4% également. Sans parler des budgets consacrés à la recherche et au packaging… Pas besoin de telles dépenses pour les marques de distributeur, qui se contentent souvent de copier les « grandes ». […] « Que Choisir » s’est penché, au printemps 2004, sur la question. Conclusions du magazine : les MDD [marques des distributeurs] « font bien souvent jeu égal avec les marques nationales » […] 67% des consommateurs, selon Nielsen, considèrent désormais que les MDD sont au moins aussi bonnes que les nationales. […] Côté packaging, en revanche [censuré] a encore des progrès à faire. « Cheap », « horrible », « low cost », c’est peu dire que les commentaires ont manqué d’enthousiasme.

Commentaires du Mendiant : Au regard des saloperies chimiques que les « grandes » marques mettent dans leurs produits, les grandes surfaces n’allaient quand même pas se priver pour faire aussi mauvais, d’autant plus que ce sont souvent les mêmes fabricants… Donner un bon goût est facile : il suffit de rajouter les mêmes arômes chimiques ! Mais c’est la base utilisée, aussi peu raffinée que possible, qui donne sa qualité nutritionnelle aux aliments, pas la sensation en bouche. La rédaction du Nouvel Obs, n’écoutant que son courage, a entreprit un test de biscuits. Dommage qu’elle n’ait pas poussé le vice jusqu’à rajouter dans le test des équivalents de biscuits bio… : elle aurait découverts que le packaging ne pèse pas grand chose face à la qualité intrinsèque des produits et qu’un biscuit bio tient bien mieux au ventre que son équivalent du grand commerce.

 

Manger peut provoquer des maladies graves
Quelle Santé N°14, Mars 2007, Editorial de Alexandre Imbert, p.3     Soignez-vous!

La nourriture industrielle tue, c’est sûr et certain ! Mais ça, on ne veut pas le dire. Du coup, les messages d’avertissement imposés aux industriels sont consacrés à vanter les mérites des fruits et légumes, ou du sport… Malgré l’intérêt de ces conseils, je parie qu’ils ne seront pas suivis. Parce qu’on nous a tellement menti jusqu’à présent que seule la vérité , crue et brutale, peut enfin nous ouvrir les yeux.

Commentaires du Mendiant : Cette vérité crue et brutale, vous la trouverez ici !

 

Le néolibéralisme de la malbouffe
Marianne N°516, 10 mars 2007, Périco Légasse, p. 88     Marianne

Sous prétexte de préventions sanitaires, tout est bon pour assassiner le fromage au lait cru. Nous ne le répèterons jamais assez, plus le lait est cru, plus il est sain, car doté de tous ses anticorps naturels, les seuls aptes à faire face efficacement aux agents bactériens extérieurs. […] Les rares accidents sanitaires survenus sur des fromages français l’ont toujours été avec des produits pasteurisés.

Commentaires du Mendiant : Et la meilleure preuve est que nous n’avons jamais été autant malades que depuis que nous consommons des produits raffinés !

 

Ils veulent assassiner le camembert
Marianne N°516, 10 mars 2007, Périco Légasse, p. 88     Marianne

En réalité, la grande distribution aimerait se débarasser des fromages au lait cru (dont les délais de conservation sont plus courts que ceux des plâtres pasteurisés) tout en gardant sur l’étiquette la jolie formule « Camembert AOC au lait cru moulé à la louche »… Nous voici donc confrontés à un odieux chantage, celui de la collusion entre grandes surfaces et lobby laitier, du genre « tu me laisses faire mes saloperies ou je me casse », afin d’assassiner nos produits de terroir.

Commentaires du Mendiant : Même chose avec le bio : ils veulent bien conserver le logo mais veulent introduire des saloperies dans la composition des produits estampillés. Tant que le consommateur n’y comprendra rien, il continuera à acheter…

 

La malbouffe rend-elle dépendant ?
Biocontact N°167, Mars 2007, Claudine Richard, p. 51      Magazine disponible en magasins Bio

Quel est le point commun des aliments que l’on a coutume de rassembler sous le terme de malbouffe ? Il s’agit toujours d’aliments transformés industriellement, non bio, ayant subi moult opérations : raffinage, cuisson et/ou extraction agressives, ajout de nombreux additifs alimentaires, traitements longue conservation… Au bout de la chaîne, des aliments morts et dénaturés, ne nécessitant quasiment aucune préparation : vite achetés, vite préparés, vite mangés ! Une nourriture « facile » qui rend le corps parasseux, le vide de son énergie et peut entraîner de véritables dépendances. […] La dépendance au sucre est certainement l’une des plus répandues actuellement. […] Les hausses et les baisses brutales de la glycémie sanguine, induites par une alimentation riche en sucres dits rapides, entraînent presque toujours un état de dépendance alimentaire. […] La malbouffe sature le corps en protéines et graisses dénaturées, le privant d’oxygène et abaissant ainsi considérablement son niveau d’énergie. […] De nombreuses études ont montré l’influence [des additifs alimentaires] sur la santé, notamment sur les systèmes endocriniens et nerveux. Le glutamate de monosodium (GSM) par exemple, ainsi que tous les exhausteurs de goût contenant du glutamate et présents dans quasiment tous les aliments industriels sous diverses appellations (protéine végétale hydrolisée, caséinate de sodium ou de calcium, protéines texturées…), conduirait à augmenter les prises alimentaires et entraînerait une dépendance. Rappelons que le GM est utilisé par les scientifiques pour rendre les rats de laboratoire obèses et que les industriels qui le fabriquent le présentent comme un additif bienfaiteur car poussant les personnes âgées à manger davantage. […] La nourriture industrielle n’apporte à l’organisme aucun des nutriments nécessaire à son bon fonctionnement. Sa seule vertu est d’apporter des calories, donc une certaine forme d’énergie sans laquelle l’organisme ne peut fonctionner. Mais elle ne permet pas au corps de se nettoyer et de se régénérer dans de bonnes conditions. Privées des catalyseurs indispensables à leur bon fonctionnement (enzymes, vitamines, oligo-éléments…), encombrées de mucus et de déchets (excès de protéines, de sucres raffinés, de lipides dénaturés), baignant dans un milieu acidifié, les cellules crient famine et réclament à manger… pour de vrai ! […] Selon Gabriel Cousens, la nourriture industrielle, particulièrement carencée en vitamine du groupe B et riche en produits toxiques, peut perturber le fonctionnement du système nerveux et du cerveau et serait associée à l’hyperactivité, au retard mental et à certaines formes de dégénérescence nerveuse.

Commentaires du Mendiant : Le problème est que cette définition de la malbouffe, marketing et pubs obligent, ne correspond pas à celle du grand public : on associe à la limite la malbouffe au fast-food mais l’on est souvent persuadé que les produits des grandes marques industrielles sont le summum de la qualité. Le paysan Léon va ainsi s’enfuir de chez lui pour suivre un convoi de raviolis avant que sa femme ne le rassure : elle a les mêmes à la maison ! Les parents sont persuadés à longueur d’antenne que sans les céréales X ou Y ou une célèbre pâte à tartiner pour leurs enfants, ils sont de mauvais parents. Tous les industriels parent désormais leurs produits de vertus nutritionnelles : « Renforcés en vitamines », « Sans sucre rajouté », « Riche en oméga 3 »,… C’est oublier que la base du produit, raffinée et dénaturée par les manipulations industrielles, est vide, comme le souligne bien l’excellent article de Claudine Richard, naturopathe et spécialiste de l’alimentation vivante. Voir aussi le dossier du Mendiant sur la malbouffe et l’aliment’Action.

 

Quitte à craquer, autant que ce soit sain !
Biocontact N°167, Mars 2007, Eva Claire Pasquier, p. 66     www.gastronomie-sante.fr 

Le sucre est la plus « affective » des dépendances alimentaires […] Nous consommons autant de sucre en quinze jours que nos ancêtres en un an ! […] Tous les sucres rapides semblent apporter une sensation de bien-être et d’énergie immédiate, suivie rapidement d’une « descente » qui stresse à chaque fois l’organisme. Cela entraîne une tendance à en redemander, ce qui crée une accoutumance, cet effet est particulièrement visible chez les enfants. Cette « douce drogue » à doses répétées et excessives, exerce ses ravages sur notre santé, lentement mais sûrement.

Commentaires du Mendiant : Et comme chacun le sait, les drogues sont excellentes pour le business !

 

Cantines scolaires : Leçon mal apprise
Que Choisir N°446, Mars 2007, p. 4     Que Choisir

Selon l’Afssa […] seul un tiers des 784 collèges et lycées examinés ont inscrit l’équilibre alimentaire dans leur projet d’établissement.

Commentaires du Mendiant : Nous sommes encore loin des cantines Bio...

 

Cantines : la salière trône
Que Choisir N°446, Mars 2007, Fabienne Maleysson, p. 23     Que Choisir

En moyenne, les enfants ingurgitent 3,2 g de sel par repas, soit quasiment ce qu’ils devraient consommer en une journée. Les valeurs vont de 2,1 à… 5,3 g ! Même si le sel est utile pour stimuler l’appétit des enfants pour des plats médiocres, il vaudrait mieux améliorer la qualité gustative et avoir la main moins lourde sur la salière.

Commentaires du Mendiant : Il vaudrait mieux tout changer dans les cantines scolaires !

 

La France malade de sa restauration
Marianne N°514, 24 février 2007, Périco Légasse, p. 88     Marianne

Pendant ce temps-là, les fast-food ne désemplissent pas et les chariots de la grande distribution se remplissent de produits infâmes. Il n’est que de voir le désarroi des restaurateurs de métier, dépités par le peu de reconnaissance d’une clientèle insensible à leurs efforts qualitatifs au moment d’apprécier le produit : « C’est désespérant, ils n’y connaissent rien… » La modernité aime la gargote et les Français désapprennent à manger.

Commentaires du Mendiant : Les Français sont tellement persuadés que l’on mange bien en France, qu’ils mangent mal...

 

Malbouffe : Alerte rouge sur le porc
Marianne N°512, 10 février 2007, Jean-Claude Jaillette, p. 36     Marianne

Derrière une fraude au label tristement banale, se cachent de curieuses pratiques. Apparaissent non seulement le recours frauduleux et massif à des antibiotiques mais aussi une grave négligence face à une maladie qui empoisonne les élevages porcins depuis dix ans : la maladie d’amaigrissement du porc (MAP). […] les résidus de médicaments seraient entrés dans la chaîne alimentaire humaine. […] Comment de telles pratiques ont pu se développer sans que l’organisme accordant le Label rouge y trouve quelque chose à redire ? Parce que [le responsable de la société mise en cause] était membre du conseil d’administration et trésorier de l’organisme certificateur. […] Jusqu’en 2004, date à laquelle la Commission européenne prend de sévères mesures de restriction, l’usage agricole représentait près de 60% de l’utilisation des antibiotiques en France. Avec toutes les conséquences connues sur le développement de l’ « antibiorésistance » […] Sauf que certains animaux développent la maladie, d’autres non. « Les vaccins peuvent être un déclencheur » affirme François Madec. « Le stress provoqué par de mauvaises conditions d’élevage, une trop forte promiscuité consécutive à l’élevage intensif figurent aussi au rang des cofacteurs de développement de la maladie », poursuit de son côté le Dr Jean-Louis Thillier. […] Ce à quoi il ajoute une alimentation inappropriée bourrée d’additifs, un sevrage trop précoce […] Or, c’est le lait maternel qui contient les anticorps nécessaires pour lutter contre les virus.

Commentaires du Mendiant : Parle-t-on ici de problèmes affectant les porcs ou les humains ?

 

La culture sociale de la violence
Pratiques de Santé N°64, 17 février 2007, Michel Dogna, p.2     Soignez-vous!

D’abord, j’accuse l’alimentation et les boissons industrielles bourrées de poisons chimiques pour le goût, la conservation et la fidélisation, auxquelles beaucoup de jeunes sont abonnés. Rappelons ici cette expérimentation suédoise de conversion au bio de la cantine d’un collège (point chaud de violence récurrentes) où le calme est revenu en quelques semaines.

Commentaires du Mendiant : J'accuse les politiciens et les gouvernements successifs qui ne font rien!

 

Les coulisses de l’élevage moderne
Biocontact N°166, Février 2006, Ghislain Zuccolo, p.62

Un milliard d’animaux sont abattus chaque année dans notre pays. La croyance populaire voudrait que la plupart d’entre eux soient élevés en plein air. La réalité est hélas tout autre. […] Environ 80% des 830 millions de poulets de chair sont élevées intensivement, dans des hangars où peuvent être entassés de 10 000 à 100 000 animaux. On compte 15 à 24 poulets par m2. Les poulets sont abattus à environ 40 jours, c’est-à-dire deux fois plus jeunes qu’il y a 30 ans. Les animaux n’ont jamais accès à un parcours extérieur. La litière devient vite exécrable, saturée d’excréments et dégage une forte odeur d’ammoniac. […] Leurs muscles se développent rapidement, mais le cœur, les poumons et les os ne suivent pas leur évolution. De fait, des millions de poulet souffrent de douloureuses déformations des pattes ou de paralysies. […] Les porcelets, quelques jours après leur naissance, sont castrés sans anesthésie et ont la queue et les dents partiellement sectionnées. […] Quant aux veaux, ceux issus des troupeaux laitiers sont séparés de leur mère un ou deux jours après leur naissance. Ils sont engraissés jusqu’à l’âge de 5 mois sur un sol en caillebotis très inconfortable, sans litière, et reçoivent une alimentation trop pauvre en fer, afin d’obtenir une viande blanche. […] Les animaux élevés de façon intensive sont soumis à un stress permanent qui les fragilise. Pour prévenir des pathologies qui pourraient s’avérer désastreuses dans un tel environnement, des antibiotiques sont couramment utilisés. Cet usage important des médicaments pose le problème des résidus et du phénomène d’antibiorésistance. […] Notre ministre de l’Agriculture […] déploie de gros efforts pour stopper ceux de la Commission européenne qui souhaite limiter le nombre de poulets par mètre carré. Plus d’infos sur www.pmaf.org 

Commentaires du Mendiant : Bientôt végétarien ?

 

Pollution des fruits et légumes
Capital N°185, Février 2007, Cédric Pietralunga, p. 68     Capital

Pendant qu’une partie de l’opinion s’affole à propos des OGM, alors qu’en France ils ne sont autorisés que pour le maïs doux, elle ignore que la moitié des fruits et légumes analysés par la DGCCRF contiennent des résidus de pesticides. Et, dans 6.7% des cas, en quantité supérieures aux normes légales. Une vraie pharmacie, le rayon primeurs. […] En Picardie, les pommiers sot traités 27 fois par an en moyenne ! […] « Les pesticides sont nocifs quel que soit le niveau d’exposition, car ce n’est pas la dose qui fait le poison mais sa répétition, même infiniment petite, tout au long de la vie. » (Dominique Belpomme, cancérologue) […] Plus de 300 polluants chimiques, dont des pesticides, ont été retrouvés en 2005 dans le sang du cordon ombilical de trente nouveaux-nés, a récemment révélé le professeur Charles Sultan, du CHU de Montpellier !

Commentaires du Mendiant : Mangez des pommes (bio) !

 

La diva de la planète Mars
Management N°139, Février 2007, Sophie Lécluse, p. 13     Management

Côté marketing, notre « martienne » préfère se fier à ses instincts de mère de trois enfants qu’aux savantes études de marché. Ses publicités (en hausse de 40%) visent à rassurer les mamans en mettant en avant les efforts de la maison en matière de nutrition. Avec des formats plus petits […] pour encourager la consommation fractionnée. Ou en améliorant l’information qui figure sur le packaging.

Commentaires du Mendiant : Efforts ? Quels efforts ? Et dire que c’est une maman qui induit les autres mamans en erreur...

 

Echec
Pratiques de Santé N°63, 27 janvier 2007, p. 2     Soignez-vous!

Le ministre de la Santé vient de lancer le PNNS 2 (comprenez le deuxième Plan national nutrition santé). Cela coûtera 250 millions d’euros au contribuable. Le premier plan (lancé en 2000) et son slogan « manger cinq fruits et légumes par jour », a pourtant été un échec. Selon le CREDOC, la consommation de fruits et légumes des Français a en effet baissé de 16% entre 1999 et 2004.

Commentaires du Mendiant : Oui mais cela donne bonne conscience aux politiques...

 


L'univers du Bio
 

Le bio, c’est bien
Que Choisir N°448, Mai 2007, p. 7     Que Choisir

Après une étude américaine mettant en évidence une plus grande concentration en antioxydants des kiwis bio, trois autres viennent de sortir dans le cadre d’un programme européen. La première concerne la compote de pommes. Avant pasteurisation, les niveaux de vitamines C et d’antioxydants sont largement supérieurs dans les fruits biologiques. […] L’étude montre que c’est aussi l’absence de course aux rendements et l’utilisation parcimonieuse des intrants (engrais, produits de traitement…) qui fit la différence.

Commentaires du Mendiant : C'est sur que si les producteurs bio commencent à faire les mêmes conneries que les autres, ce ne sera plus vraiment du bio...  Mais n'est-ce pas là l'idée du nouveau cahier des charges de l'agriculture biologique qui n'interdirait plus strictement l'utilisation de pesticides et tolèrerait une présence d'OGM dans les produits bio jusqu'à un seuil de 0,9%, comme dans l'agriculture conventionnelle ?

 

L’agriculture biologique pour préserver notre avenir
Biocontact N°168, Avril 2007, Philippe Desbrosses, p. 42

Toute la société est concernée par l’agriculture et les citoyens ont leur mot à dire sur les méthodes de production dont l’impact au niveau des ressources : l’eau, les sols, la biodiversité, est préoccupant. […] ils apportent une contribution financière importante aux subventions (12 milliards d’euros par an) que reçoit l’agriculture française, soit environ 10% du budget des ménages collectés par la fiscalité. Ils contribuent également à supporter, avec leurs impôts, la facture en constante augmentation, de la dépollution et des dégâts faits à l’environnement (32 milliards d’euros par an en France). Accessoirement, ils contribuent de temps à autre à éponger des désastres comme ceux de la « vache folle » (4 milliards), du poulet à la dioxine, de la peste porcine, de la grippe aviaire, demain l’effet de serre et les OGM…

Commentaires du Mendiant : Le pouvoir est effectivement entre les mains des consommateurs... est-ce pour cela que les industriels essayent de les rendre malades ?

         

 

Exigez du lait cru
Marianne N°519, 31 mars 2007, Périco Légasse, p.104     Marianne

Il est urgent que tous les citoyens consommateurs exigent de leurs fromagers des produits au lait cru. Cette démarche républicaine encouragera les honnêtes producteurs à persévérer sur la voie de la raison, du bon sens et du goût juste. A l’heure des enjeux nationaux, le contenu de notre assiette vaut l’avenir du pays.

Commentaires du Mendiant : Ainsi que la santé publique...

 

Des céréales contre l’infarctus
L’Express N°2906, 15 mars 2007, p.24     L' Express

Les céréales complètes seraient bonnes pour le cœur des hommes, selon une étude menée auprès de 10 000 médecins américains, tous de sexe masculin. […] Le risque d’infarctus serait réduit de 28% pour les hommes qui avalent chaque matin un bol de céréales contenant au moins un quart de son ou d’avoine non raffinés.

Commentaires du Mendiant : Ne serait-ce pas plutôt les céréales raffinées de toutes les "grandes" marques qui sont mauvaises pour le cœur ?

 

Bio : le grand bazar
L’Express N°2905, 8 mars 2007, Georges Dupuy, p. 86      L' Express

Tous ses compteurs ont explosé : malgré des prix de 20 à 30% plus élevés, 3 Français sur 10 consomment bio au moins une fois part mois, et 7% d’entre eux, tous les jours. […] Un peu ou totalement bio ? La bataille de Bruxelles […] L’une des mesures en discussion les hérisse : la possibilité, légale, de mentionner, sur l’étiquette, la présence d’éléments biologiques, même noyés, par ailleurs, dans un océan d’adjuvants, de colorants ou d’émulsifiants chimiques !

Commentaires du Mendiant : Signez la pétition (ci-dessus) pour préserver la bio !

 

Stonyfield : le roi américain du yaourt bio
Le Point N°1798, 1er mars 2007, Hélène Vissière, p. 70     Le Point

Stonyfield a été le premier aux Etats-Unis à offrir une prime aux fermiers pour qu’ils renoncent à l’hormone de croissance. Il a donné un demi-million de dollars à un programme de recherche sur le lait bio, reverse 10% de ses profits chaque année à des associations écologistes. […] Bref, sur le plan éthique, [Gary Hirshberg] incarne le modèle de l’ « alterpatron ». Sa décision en 2001 de céder 40% de Stonyfield au géant de l’agroalimentaire [censiré] fait donc l’effet d’une bombe. […] Quant à Hirshberg, peu après le rachat, il confiait au magazine Mother Jones : « Il n’y a pas de doute, j’ai dû me livrer au moins méchant des démons. Si je n’avais pas eu à satisfaire mes actionnaires, je n’aurais pas fait cette transaction. » Aujourd’hui, changement de ton, il parle de « mariage très inspiré ». […] Le bio représente moins de 1% des produits laitiers en France. Sans doute parce que les Français font confiance à leur agriculture industrielle et ne voient pas l’utilité de payer plus cher pour du bio.

Commentaires du Mendiant : Autre explication : les personnes sensibilisées à leur santé ont depuis longtemps renoncé au lait (au profit notamment du soja) et limitent leur consommation de produits laitiers.

 

Jean-Louis Etienne : « Comme tout le monde, je fais de petits gestes »
Psychologies N°261, Mars 2007, Christilla Pellé-Douël, p.78     Psychologies

« J’ai remarqué que les petits animaux préfèrent le bio : dans ma maison de campagne, il y a des souris. Quand on laisse le placard ouvert, les souris mangent les biscuits bio et laissent les autres… Mêmes les souris sont vertes ! »

Commentaires du Mendiant : L’explorateur ne connaît-il donc pas la comptine ?

 

Mon centre antipoison ? Une boutique bio.
Quelle Santé N°12, Janvier 2007, Editorial de Alexandre Imbert, p.3     Soignez-vous!

Dans le monde entier, des chercheurs s’interrogent sur les dommages dus aux substances chimiques employées couramment par les industriels […] La liste des soupçons semble infinie. Acheter bio est donc le seul atout dont nous disposons pour éviter l’empoisonnement de nos organismes. La plupart des industriels voudraient bien escamoter cette réalité qui engage leur responsabilité. Et ceux qui, parmi eux, se mettent au bio, sont les premiers à tenter de nous embobiner en mélangeant la bio avec d’autres préoccupations, comme le durable, l’équitable, le recyclage, le bien-être… Ce tour de passe-passe leur permet de ne pas accuser les produits « non bio » qui représentent encore l’essentiel de leurs ventes.

Commentaires du Mendiant : Le développement du bio chez les industriels est une évolution mécanique, du fait de la pression des consomm’acteurs pour des produits plus sains. Ils ont largement les moyens de nous offrir des produits de qualité mais les financiers retardent au maximum l’échéance afin de préserver leurs marges. La solution la plus radicale pour envoyer un message fort serait en effet de quitter le supermarché et ses rayons remplis de cochonneries pour les petits rayons des magasins bio. Voir le dossier sur l’Aliment’action.
 


Malheureusement à suivre...

Voir aussi le dossier du Mendiant contre la malbouffe

et le Blog du Mendiant !
 

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