L e s  S e n s  d u  T a o
Comprendre Lao Zi et vivre mieux

Spiritualité pratique

Editions Entrelacs, sortie le 30 Novembre 2016

«  – Mais, dites-moi, qu’apporte de si précieux la connaissance du Tao ?
– Qui connaît le Tao pénètre la raison des choses, qui a pénétré la raison
des choses comprend la balance des forces, qui mesure la balance
des forces ne peut être atteint par l’environnement extérieur.
»
(Zhuang Zi, XVII, traduction Jean Levi, p.137)

 

 

 

L e   M e n d i a n t   et   l e s   C o n t e s   à   R e b o u r s

 

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Le Mendiant et le Milliardaire De l'air! Bon appétit!

Conte philosophique

Conte écologique gratuit! Conte alimentaire gratuit!

« Qui ne peut voir un autre monde est aveugle.
Qui ne sait dire un mot gentil quand il faut est muet.
Qui est tourmenté par un trop grand désir est pauvre.
Celui dont le cœur est content est riche.
 »
(Sagesse hindoue)

« Quand le dernier arbre sera abattu,
la dernière rivière empoisonnée,
le dernier poisson pêché, alors vous découvrirez
que l'argent ne se mange pas.
»
(Proverbe Cri, Indiens du Canada)

« Nourrir les hommes sans les aimer,
c’est les traiter comme du bétail vil
»
(Mencius, Livre des livres)
« Tu dois nourrir ta vie »
(Proverbe chinois)

 

 

L e   C o n t e n t e m e n t   P e r s o n n e l

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L'obsession
de la performance

Le respect
de sa nature

Les clés
du bien-être

Le choix
de la sérénité

Les sens
de la vie

5 petits livres de réflexions et de pistes pratiques pour passer du développement au contentement personnel
"L'Autre Choix: choisir la liberté et le mieux-être!"

 

La page sur les scandales des vaccins

 

1 AIR Pureté de l'Air et oxygénation cellulaire
2 EAU Eau propre et dynamisée
3 ONDES Protection contre les ondes électromagnétiques
4 NUTRI Nutrition vitalité basse température
5 HE La puissance des huiles... essentielles!
6 THERA Le choix des thérapies naturelles
7 MENTAL Un mental apaisé et serein
8 SENS Les sens de la vie!

 

NOUVEAU, LE MAGAZINE SUR LES 8 FONDAMENTAUX!
Avec un article sur l'eau, les ondes, l'air et les sens de la vie...
optimisés pour les écrans de téléphone et les tablettes

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VIDEOS "LA PETITE QUI REVELE TOUT"

"Les pollutions" (3'28)

"La malbouffe" (3'24)

 

Le Mendiant et le Milliardaire: le conte 

à reb

Les contes à rebours du système!

C'est l'histoire d'un mendiant... qui rencontre un milliardaire. A moins que ce ne soit le contraire... C'est le point de vue original sur la société d'un mendiant philosophe et la remise en cause d'un système "loi de la jungle" déconnecté des valeurs de l'homme... C'est une histoire à dialogues et à messages où chaque protagoniste se découvre, se réalise et apprend à s'apprécier au contact des autres... C'est un conte à rebours du système...

 

Benoît Saint Girons

L e M e n d i a n t
e t l e M i l l i a r d a i r e

C'est l'histoire d'un mendiant...

Il y a aussi un jeune homme en recherche de travail - Samuel -, une Bibliothécaire un peu spéciale, un bien curieux Majordome... Difficile, à vrai dire, de décrire l'histoire sans en révéler les nombreux rebondissements... Deux histoires se croisent et se rencontrent, deux cheminements avec pour point commun un mystérieux Petit Livre Bleu... C'est la rencontre d'un homme déboussolé - le riche Jean-Jacques - avec une morte, un sage, une retraitée et un malade... C'est l'histoire d'une prise de conscience et d'une renaissance... C'est le point de vue original sur la société d'un mendiant philosophe et la remise en cause d'un système "loi de la jungle" déconnecté des valeurs de l'homme... C'est une histoire à dialogues et à messages où chaque protagoniste se découvre, se réalise et apprend à s'apprécier au contact des autres... C'est un conte avec des faits avérés, un roman avec des personnages humains, un essai dont les données sont malheureusement d'actualité... C'est un conte à rebours du système...

Qui est donc ce mendiant, qui semble manipuler les destins de nos deux protagonistes : le jeune Samuel et le riche Jean-Jacques ? D’où provient sa sagesse ? Et pourquoi le système le redoute-t-il tellement ? Ce petit conte résolument original se lit d’une traite et réserve bien des surprises au lecteur, entraîné dans l’univers des philosophes et des idées. Attention : vous ne serez plus tout à fait le même après avoir rencontré le Mendiant...



– Non mais, c’est pas vrai, encore un !
Un mendiant venait de se planter à côté de lui.
– Mmmm… pas mal, marmonnait-il. Évidemment, ça contraste avec la grisaille de la ville… Et toi, tu en penses quoi ?
« Mais à qui parle-t-il ? Pas à moi tout de même… » Jean-Jacques fit mine de ne pas avoir entendu. Le mendiant continua :
– Ah, tu n’en penses rien ? Tu as raison : c’est dangereux de penser, ça donne des idées…
– C’est à moi que vous parlez ?
– Non, je parle au type sur la photo. Il a l’air plus heureux que toi.
– Comment ?
– Tu sais, heureux. Regarde, il sourit même.
– Mais qu’est-ce que vous racontez ?
– Cela fait un moment que je t’observe. Tu es la seule personne à faire la gueule devant la beauté de la nature. Ça ne va pas, tu es malade ?

Il se passa alors quelque chose d’étrange dans la tête de Jean-Jacques. Au lieu d’envoyer paître l’impertinent, il le regarda et se dit qu’il avait mieux à faire que de rabrouer un aussi pauvre bougre. D’ailleurs, quel intérêt y avait-il de remettre à sa place quelqu’un qui n’en avait pas ?
Sans compter que ce type n’avait pas tort : il n’était pas en grande forme. Tout de même, se voir ainsi demander de ses nouvelles par un mendiant. C’était vraiment le monde à l’envers ! Il décida de rétablir la hiérarchie :
– Non, non, ça va. Et vous ? Comment vont les affaires ?
– Pas trop bien, répondit le mendiant, je suis victime de la concurrence des étrangers. Depuis qu’ils ont débarqué, j’ai nettement moins de travail : les gens ne savent plus où ni à qui donner. Le marché est encombré. Avant, mon chien apitoyait les vieilles dames mais les étrangers sont arrivés avec des enfants et des bébés. Des bébés, tu te rends compte ! Ah, ils sont fortiches en marketing ! Et comme ils ne parlent même pas français, ils ne risquent pas de perdre leur temps en bavardages avec les Samaritains : de vrais pros de la mendicité !
– Mais pourquoi faites-vous cela, alors ?
– Ben, il faut bien faire quelque chose !
– Et vous arrivez à vivre ?
– Ben oui, tu le vois bien, je respire !
– Je veux dire, financièrement ?
– Ça, c’est une autre question, cela n’a rien à voir ! Avec la vie, on n’a pas le choix : soit on est vivant, soit on est mort ; il n’y a pas de demi-mesure. En tout cas, il ne devrait pas y en avoir… Mais avec l’argent, c’est autre chose : chacun décide de ses propres aspirations et frustrations. Moi, en l’occurrence, j’ai décidé de vivre simplement.
– Je vois cela. Mais, quand même, cela ne vous dérange pas d’inspirer la pitié ?
– C’est mieux que d’inspirer la haine, non ? Toi, par exemple, avec tes belles chaussures et tes fringues sur mesure, que crois-tu inspirer ? Eh bien, je vais te le dire : tu inspires le désir, l’envie, la jalousie… Moi, j’inspire la générosité et l’entraide. Grâce à moi, les gens se sentent un peu plus humains. Je fais un métier utile, tu sais.
– Évidemment, vu sous cet angle…
– Il faudrait toujours voir les choses sous plusieurs angles. N’existe-t-il pas autant de perspectives que de points de vue ?

« Ouais, sans doute, se dit Jean-Jacques. Bon, ce n’est pas tout, mais j’ai accompli ma bonne action, moi. Pas envie de passer pour un Samaritain… » Soudain soucieux d’en finir, il se força à abréger l’échange :
– Bon et bien merci pour cette conversation. Combien vous dois-je ?
– Rien du tout : la parole est gratuite. C’est l’acte de générosité qui est payant.
– Il faut bien que je vous donne quelque chose ?
– Seulement si ce mouvement vient de ton cœur. Si tu donnes par obligation ou manipulation, tu ne te sentiras pas aussi bien. C’est pour cela que je ne vais pas quémander : ma non-action garantit une générosité de qualité. C’est lorsque les passants baissent les yeux, me voient et viennent vers moi sans contraintes qu’ils s’humanisent. Toute la journée, ils vont penser à leur geste et ils se sentiront bons. Les jeunes dans la profession ont perdu le goût du travail bien fait : ils ne supportent pas d’attendre. Ils vont à la rencontre des passants, les agressent et les manipulent pour leur soutirer quelques pièces. Dans ce cas, tout le monde est perdant. Le jeune qui entend : « Non, désolé » à longueur de journée, le passant qui ment pour refuser de donner et même celui qui donne car il a alors le sentiment d’avoir réagi et non pas agi. Regarde le porche là-bas, avec le chien : c’est là que je travaille. Comme tu le vois, je n’ai pas de pancarte devant moi : je ne fais croire à personne que j’ai faim ou que je suis sans abri. On vient vers moi librement et on me quitte le cœur léger. Garde donc ton argent. Tu n’es pas encore prêt à donner…
Jean-Jacques remit son portefeuille dans sa veste, à la place de son cœur, salua le mendiant philosophe et s’en alla. Il avait encore beaucoup de choses à voir et à apprendre mais il se faisait tard. Ce serait pour un autre jour. Il regagna sa propriété, sa tanière, ses habitudes et ses regrets…

 

– Trop de sucres ?
– Trop de système ! Notre alimentation à base de produits dénaturés et raffinés n’est simplement pas adaptée à notre organisme. Notre style de vie non plus, d’ailleurs. Nous assistons à une pandémie de mal-être comme jamais dans l’histoire de l’Occident. Cela ne vous semble pas bizarre, alors que nous n’avons jamais vécu aussi confortablement ?
– La vie est difficile…
– L’était-elle moins aux siècles passés ? Nous travaillons trois fois moins, avons plus d’argent, plus de nourriture, plus d’hygiène, plus de loisirs, plus de paix et pourtant, nous sommes stressés et détraqués comme jamais !
– Comment l’expliquez-vous ?
– Vous vous souvenez lorsque je vous ai rabroué tout à l’heure ? J’ai réagi vivement parce que vos propos reflétaient un schéma de pensée malheureusement trop courant de nos jours : devenir le meilleur afin de survivre à la loi de la jungle.
– Je ne vois pas ce qu’il y a de répréhensible à cela.
– La fantastique diversité biologique s’est probablement moins construite sur la sélection naturelle que sur la collaboration entre les espèces. Regardez donc l’homme à sa naissance : complètement vulnérable ! Sans le soutien d’adultes, l’enfant n’aurait aucune chance de survivre, de même que sans la collaboration entre les hommes, l’humanité n’aurait jamais connu de progrès ou de civilisation. Comprenez-le bien, jeune homme, la véritable loi naturelle de survie et de croissance n’est pas d’être au-dessus mais avec les autres ! Vous voulez vous développer ? Fort bien, mais posez-vous au préalable les questions suivantes : le faites-vous pour vous épanouir et gagner en liberté ou simplement pour surpasser les autres ? Votre démarche est-elle personnelle ou bien téléguidée par le système ? Il est évident que la loi de la jungle plaît aux puissants : soit j’y arrive et je deviens plus performant, plus riche et plus consommateur, soit je n’y arrive pas et je deviens alors frustré, mais tout autant consommateur afin d’oublier mes frustrations.
– Je pourrais aussi me révolter…
– Contre un système auquel je rêve inconsciemment de participer ? Regardez comme les marques sont vénérées dans les cités ! Voyez-vous, jeune homme, la nature a peut-être horreur du vide, mais le système en a fait son fonds de commerce : le mal-être, les complexes, les peurs et les frustrations sont incontestablement les moteurs de la consommation. Le système n’a aucun intérêt à vouloir notre bien-être car c’est lorsque nous sommes heureux que nous consommons le moins. À quoi me serviraient des gadgets si j’ai déjà l’essentiel ?
– Si je vous comprends bien, nous serions donc les victimes d’un gigantesque complot ?
– Ce serait trop beau et trop facile de rejeter ainsi la responsabilité sur les autres ! Le système est plutôt comme la pollution dont parle Hubert Reeves : non pas un gros problème mais six milliards de petits problèmes ! Évidemment, il ne sert pas à grand-chose de s’y attaquer frontalement. Suivant le principe de l’aïkido, il conviendrait plutôt d’utiliser son énergie afin de l’orienter dans une direction plus positive. Et l’énergie du système, c’est l’argent. C’est par l’argent que nous pouvons vaincre !
– Je serais bien curieux d’apprendre comment.
– Ça, c’est justement l’objet du livre…
 

Jean-Jacques arriva auprès de « son » mendiant à l’instant même où celui-ci terminait une discussion.
– Vous avez un nouveau client à ce que je vois…
– Je dirais plutôt un nouveau patient.
– Quelle différence ?
– Le client vient m’acheter un peu de générosité : il lance une pièce à la dérobée et il repart, sans un regard. Le patient est quelqu’un avec qui une communication s’instaure, qui fait preuve de patience. Celui-là est arrivé client mais est reparti patient.
– Grâce à vous ?
– Non, grâce à lui. Il s’est montré réceptif à mes propos…
– Je suis un patient alors, et vous, une sorte de thérapeute ?
– Je suis ce que tu souhaites que je sois… Confident, mendiant, ami, thérapeute, professeur, un homme libre, sage, fou… Il y a tellement de qualificatifs possibles !
– Fou, vous ne l’êtes sûrement pas !
– J’espère bien que si ! Et je suis sûr que tu m’as déjà envisagé de la sorte ?
– Oui, c’est vrai, admit Jean-Jacques, je l’ai dit mais je ne le pensais pas vraiment.
– Comment ? Tu m’as traité de fou, tu m’as discrédité devant témoin ?
– Oui, enfin, juste devant une personne, quand j’étais à la maison de retraite. Je ne savais pas très bien pourquoi je me trouvais là et comment l’expliquer. J’ai dit que j’avais suivi le conseil d’un mendiant un peu dérangé. Mais la vieille vous connaissait, alors cela n’a pas pris…
– Si je comprends bien, tu as utilisé ma folie comme prétexte à la tienne. Tu m’as insulté par lâcheté, parce que tu ne voulais pas assumer tes responsabilités.
– Mais puisque vous dites vous-même que vous êtes fou ?
– La folie est un concept tout relatif. Lorsque je dis que je suis fou, je sais très bien ce que ça englobe : la passion pour la vie, la liberté par rapport à la société, l’extravagance des expériences… Mais toi, quand tu dis que je suis dérangé, tu laisses entendre que je n’ai plus toute ma tête. C’est ça, non ?
Jean-Jacques ne savait que répondre. Bien sûr que c’était ça ! Ce mendiant avait beau être philosophe, il n’en était pas moins complètement loufoque.
– C’est la deuxième fois que tu craches dans la soupe, enchaîna le mendiant, et pourtant, tu reviens me voir…
– Écoutez, je suis navré mais je ne savais pas que cette retraitée vous connaissait. J’ai dit cela comme ça, sans réfléchir…
– Oh, mais bien sûr que tu y avais réfléchi, on ne traite pas quelqu’un de fou sans raison !
– Ou quelqu’un de raisonnable sans folie… Bon, je me suis excusé, non ? Pourrions-nous maintenant passer à autre chose ?
– Tu as encore du mal à admettre tes erreurs, n’est-ce pas ? Penses-tu que je m’acharne à te donner mauvaise conscience ?
– Je commence à le penser, oui.
– Alors c’est à mon tour de présenter des excuses. Je voulais juste te faire prendre conscience de la portée de tes paroles. Tu pensais que cette dame ne me connaissait pas mais, toi, tu me connaissais. C’est ma mémoire présente en toi que tu as bafouée. En m’insultant, c’est donc toi-même que tu as insulté. Seuls les médiocres insultent. Rappelle-t-en bien !
– Ça va, ça va, j’ai compris la leçon…
– C’est au maître de dire quand la leçon est terminée et non pas à l’élève…
– Je ne suis pas votre élève ! Non mais pour qui vous prenez-vous !!!
 

Intro

Le Mendiant et le Milliardaire: le conte à rebours du système!