Le programme du Mendiant
pour changer de système et de société!
Les citoyens ne rejettent pas les
réformes mais un certain type de réformes. Quelques idées simples et de bon sens
pour un changement radical de société et pour élargir le débat politique...
Benoît Saint Girons
L e M e n d i a n t
e t l e M i l l i a r d a i r e
Le Programme du Mendiant
► Education ► Solidarité ► Ecologie et Santé ► Entreprenariat
► Responsabilité ► Politique ► Culture
2007 sera marqué en France par des élections d’importance… Déficit
budgétaire, chômage, immigration, violence,… Tous ces sujets – et bien
d’autres – seront plus ou moins bien soulevés par les candidats… Le système,
par contre, ne devrait pas vaciller… ni même ciller… A moins que… A moins
que la pression populaire ne pousse les candidats à s’emparer aussi de ce
débat ! C’est ce que Nicolas Hulot a commencé à faire avec son Pacte
Ecologique. Nous le rejoignions dans ce combat que nous souhaitons voir
étendu au système tout entier. Plutôt que de PNB, nous souhaiterions, à
l’instar du Bhoutan, parler de Bonheur National Brut. Plutôt qu’une
soumission des politiques vis à vis de la croissance et du business, nous
appelons à un renouveau de l’action politique en faveur de l’homme et de ses
idées. Le système ne changera que si les paradigmes de la consommation et de
la loi de la jungle sont remis en cause. Ce n’est pas une nouvelle politique
ou une nouvelle République qu’il convient d’annoncer mais bien une nouvelle
société, bâtie sur des valeurs plus humanistes que financières.
Les intervenants économiques, experts en dénigrement et en auto
flagellation, se privent rarement de dire tout le mal qu’ils pensent des
français. « Ah comme il est difficile de réformer notre beau pays ! » Mais
de quelles réformes parlons-nous ? De réformes économiques permettant aux
grosses entreprises de devenir encore plus grosses ou bien de réformes
offrant aux citoyens un meilleur cadre de vie ? De réformes pour financer le
déficit de la Sécu ou être en meilleure santé ? De réformes pour discriminer
les jeunes ou encourager l’éclosion de leurs talents ?
Les citoyens ne rejettent pas les réformes mais un certain type de réformes.
Nous ne sommes pas moins adultes et responsables que les Suisse, pas plus
bêtes que les Allemands, pas moins efficaces que les anglo-saxons. Nous
avons la première productivité au monde et des idées en pagaille ! Et si
nous sommes un peu moins attirés par l’argent que les chinois ou les
américains et bien c’est peut-être un signe de maturité !
Parlons des chinois justement. Qu’avons-nous donc à envier aux chinois ? La
Chine finira première puissance économique mondiale ? Et alors ? Ne
sommes-nous pas déjà suffisamment développés ? Jusqu’où devons-nous aller
avant d’éclater ? Au contraire de la Chine, notre valeur ajoutée ne réside
pas dans nos ressources mais dans nos richesses humaines !
C’est avec ce constat à l’esprit que le Mendiant a rédigé les quelques
propositions décrites ici. Quelques idées simples et de bon sens pour
changer de société et élargir le débat… Vous êtes cordialement invités à y
réagir ou à changer de page si la politique n'est pas votre tasse de thé...
EDUCATION
La priorité – avec la recherche – de toute action politique digne de ce nom
car on ne gouverne pas au présent mais pour le futur!
► Trois ou quatre tranches d'âge dans chaque classe en maternelle et au
primaire
Au lieu d'une segmentation par âges ou grades, les classes sont organisées
de manière la plus mixte et hétéroclite possible avec une même proportion
d’âges, d’origines et d’handicaps. Elles sont renouvelées tous les ans avec
de nouveaux camarades et maîtresse/maître afin d’assurer un brassage sans
discrimination. Elles ont comme objectif l’épanouissement des élèves plutôt
que la compétition et l’acquisition de connaissances de bases ambitieuses
pour le passage au primaire puis au collège.
ð Aide et soutien des plus grands vis-à-vis des plus petits
ð Emulation des plus petits vis-à-vis des plus grands
ð Acceptation des différences de niveau entre les élèves
ð Nivellement par le haut, au rythme de chacun, sans traumatisme du
redoublement.
ð Plus grande flexibilité dans les apprentissages et moindre routine chez
les enseignants
ð Tolérance et respect des différences
Irréalisable ? Lorsque le directeur d'une école de Gaillard (74) a mis en
place cette organisation il y a quelques années, le responsable local de
l'éducation nationale a crié au fou! Une année plus tard, il a dû
reconnaître les bénéfices d'une telle politique (ceux décrits ci-dessus).
Les élèves sont passés cette années de 25 à 30 par classe (merci au
Ministère qui a décidé de fermer une classe!) mais tant les enseignants que
les parents continuent à plébisciter la formule. Car les grands gagnants, ce
sont les enfants!
De toute manière, que constatent déjà les enseignants ? Et bien que les
élèves d'une même tranche d'âge n'ont jamais le même niveau! Quoi de plus
naturel en effet que d’être unique et différent ? Autre problème récurrent:
la difficulté de faire redoubler les enfants. Résultat ? Des enfants se
traînent de classe en classe sans être capables de suivre dans de bonnes
conditions et cela, c'est un gigantesque gâchis!
La mixité sociale est aussi la clé de l'intégration et de la tolérance. Le
brassage culturel, ce n'est pas un problème mais une chance!
La carte scolaire était à la base une bonne idée mais – victime de
détournements – elle n’offre plus les garanties et les opportunités de la
mixité : des ghettos de pauvres et de riches se sont créés, aggravés par le
boom du prix de l’immobilier en centre villes. Des classes de plusieurs âges
permettrait déjà de rétablir quelques différences de niveaux salutaires
entre les élèves : les petits auront l’opportunité de s’appuyer sur les
grands pour progresser et les grands seront fiers de pouvoir aider plus
faible qu’eux.
Evidemment, une telle organisation ne dispensera pas les politiques de
renforcer les moyens matériels et pédagogiques des écoles les plus
défavorisées. L’excellence doit être offerte en priorité à ceux qui ne
bénéficient pas, dans leur cadre familial ou environnemental, d’un soutien
scolaire adapté. La réussite scolaire est la voie royale pour s’en sortir et
il est urgent de remettre l’ascenseur social en marche !
► Un jardin écologique par école
Les élèves se relayent à tour de rôle pour cultiver un jardin dont est tiré
tout ou partie des légumes et des fruits consommés à la cantine, en
parallèle à des cours sur la nutrition, la pollution et la consommation
responsable.
ð Contact des jeunes avec la nature, la terre et ses richesses
ð Réflexe du naturel plutôt que de l’industriel pour leur alimentation
quotidienne
ð Elèves « difficiles » envoyés « cultiver leur jardin »
ð Apprentissage et valorisation des métiers manuels
ð Nouvelle vision de l’école, perçue de manière plus pratique et dynamique
Selon le même principe, les jeunes pourraient participer plus activement à
la gestion de leurs lieux d’études via des tâches manuelles (entretiens,
propreté, décoration,…) ou administratives.
Former les jeunes aux travaux manuels de base est en effet un excellent
apprentissage de la responsabilité: je consomme ce que je cultive,
j’utiliser des infrastructures que j'entretiens, je répare ce que je casse,…
Evidemment, il conviendra d'abord de maîtriser les savoirs de base mais,
cela, c'est le rôle du primaire! Un enfant ne devrait jamais être parachuté
sur le collège sans parachute…Or, chaque année, entre 60 000 et 65 000
jeunes sortent du système éducatif en éprouvant des difficultés à lire et à
écrire.
Autrefois, il n’y avait pas de survie possible sans habilité manuelle et
tous les hommes savaient se servir de leurs mains. Aujourd’hui, la dextérité
des jeunes se mesurerait plutôt à leur score sur les jeux vidéos…
Sans remettre en cause l'intérêt des métiers "intellectuels", constatons
simplement qu'ils n'offrent pas tous des débouchés satisfaisants... au
contraire des métiers manuels qui peinent à recruter... pour cause d'un
travail jugé trop pénible. La joie de travailler la terre, de bricoler, de
réaliser quelque chose de ses mains est pourtant bien réelle et les artisans
connaissent, au quotidien, la satisfaction du concret.
Tous les élèves ne sont pas fait pour des études supérieures longues et dire
le contraire, c’est faire preuve de démagogie! Brader le bac pour ne pas
mécontenter des lycéens échaudés par le CPE , ce n'est pas non plus leur
rendre service : la sélection par l'échec en première année d'université
sera autrement plus traumatisante…
A défaut de pouvoir instaurer une sélection à l'entrée des facs, rendons
l'obtention du bac plus "logique", à l'instar de la "Maturité" de nos
voisins suisses: seuls les élèves à même de proposer un projet
professionnels cohérent sont admis à poursuivre... Les autres ? S'ils n'ont
pas de maturité, c'est peut-être qu'ils sont encore trop immatures, non ?
SOLIDARITE
Liberté – Responsabilité – Solidarité ! Le rôle d’un gouvernement n’est pas
d’aider les plus puissants mais d’offrir aux plus démunis les conditions
minimales de leur épanouissement et développement.
► « Accueillir » dans chaque classe un enfant du Tiers-Monde.
Via une association, chaque classe parraine un enfant défavorisé du même
âge et l’accompagne durant sa scolarité. Coûts financés via des
manifestations organisées par chaque collège.
ð Ouverture à d’autres cultures et dépassement des préjugés.
ð Mise en perspective chez les jeunes français de leurs problèmes et de leur
« chance »
ð Prise de conscience de l’importance de l’éducation pour s’en sortir
ð Aide en amont des pays en développement (« Apprendre à pêcher… »)
La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ? Certes mais elle
pourrait y sensibiliser davantage sa population: ne côtoyer des "pauvres"
qu'au travers des médias, c'est avoir une vision médiatique des "pauvres":
au mieux, schématique, au pire, caricaturale. Or, le "pauvre" n'est ni un
épouvantail, ni un faire-valoir pour le système!
De même, comme le dit le Mendiant : « Faudrait arrêter de confondre charité
et humanitaire. Faut pas leur filer du poisson mais les laisser pécher en
paix. » Il y a sans doute des situations d'urgence mais il y a surtout le
long terme, dans le cadre duquel l'éducation est évidemment prioritaire.
► Une année « sous les drapeaux » pour projet humanitaire ou culturel
A 18 ans ou après le bac, X mois minimum pour réaliser avec X autres
personnes un projet d’utilité publique, en France ou à l’étranger. Maître de
projet et rédaction d’un mémoire.
ð Analyse en amont de ses motivations et de ce que l’on désire accomplir
ð Expérience semi professionnelle et travail en équipe valorisants sur CV
ð Créativité et sentiment d’utilité
ð Ambassadeurs humanitaires de la France à l’étranger
L’abandon du service militaire coïncide avec l’augmentation de la violence
et du repli communautaire. Est-ce un hasard ? Former les jeunes au maniement
des armes n’était sans doute plus indispensable (les programmes TV s’en
chargent) mais le service avait le mérite de permettre un relatif brassage
culturel et une certaine cohésion nationale. Il permettait aussi de repérer
les jeunes en difficulté (les analphabètes par exemple) et, dans une moindre
mesure, de « recadrer » les sauvageons.
Nulle nostalgie dans ces propos mais le constat, à nouveau, que la démagogie
coûte au pays : il eût été tellement plus enrichissant de transférer les
énergies de l’armée vers le civil ou l’humanitaire ! Car servir à quelque
chose, les jeunes ne demandent que ça ! Le sentiment d’utilité, c’est bon
pour le bien-être et c'est excellent pour l’amour-propre!
Ce programme pourrait aussi être organisé en partenariat avec les autres
pays européens, de manière à créer une synergie et une dynamique
communautaire.
► Mieux accueillir les enfants, les handicapés et les familles nombreuses
Reconnaissance du métier de mère ou de père au foyer, augmentation du nombre
de places de crèches et garderies (y compris au sein des sociétés), plus
grande souplesse des horaires de travail, amélioration des infrastructures
et communication médiatique plus constructive. Retraite à 67 ans (comme en
Allemagne) moins 1 ou 2 années par enfant (voir plus pour les enfants
handicapés ?)
ð Rééquilibrage de la balance démographique
ð Meilleur financement de notre système de retraites par répartition
ð Dynamisme, croissance et sourires des enfants
ð Augmentation du « Bien-Être National Brut »
La plus grande richesse d’un pays ce sont ses enfants mais dans la mesure
uniquement où ces derniers sont accueillis correctement. Pas de politique
nataliste cohérente par exemple sans places de crèches…
Autre challenge soulevé par les enfants : leur éducation ! Non pas scolaire
mais familiale. Difficile sans doute de limiter l’éclatement des familles
mais il devrait au moins être possible de favoriser la garde des enfants par
l’un ou l’autre des parents : élever ses enfants ne doit plus être perçu
comme honteux et cela suppose un revenu adéquat, basé sur les dernières
rémunérations, de même qu'une retraite égale à celle des salariés.
« Les enfants, c’est essentiel, vous savez : ce sont à la fois des sources
de bonheur, de lâcher prise et de générosité. Il faut se mettre à leur
niveau et les encourager à nous dépasser, puis à nous quitter…»
(Le Majordome)
Les deux parents souhaitent continuer à travailler ? Qu’ils puissent au
moins le faire avec des horaires aménagés : l’un le matin et l’autre
l’après-midi par exemple ou bien alors commencer plus tard ou finir plus
tôt. Une plus grande souplesse des heures de travail constitue l'avenir de
tout département des richesses humaines!
Nous savons tous que notre système de retraites, tel qu’il est conçu, va
dans le mur. Les solutions ? Augmenter les cotisations, limiter les
prestations (tout le monde au Smic par exemple, quelque soit le dernier
salaire) ou retarder l’âge de la retraite? Cette dernière voie, assortie
d’une « prime aux enfants » permettrait de responsabiliser les familles et
favoriserait la solidarité intergénérationnelle : les grands-parents doivent
aussi pouvoir arrêter plus tôt afin de s’occuper de leurs petits-enfants…
► Redistribution des salaires des Directeurs et PDG
Redistribution directe des gains des Hauts Dirigeants et PDG (salaires,
primes, parachutes, stock options et retraites annualisées) : si total
annuel équivalent à X fois la moyenne des 10-20% de salariés les moins
payés, X% redistribués à tous les salariés (ex : si un PDG « vaut » 50 fois
la moyenne des plus « pauvres », 50% de ses revenus ou stock options
redistribués). % redistribué plafonné à 80%
ð Limitation des abus et des écarts de revenus indécents
ð Meilleure répartition des bénéfices dans chaque entreprise
ð Incitation à l’augmentation des bas salaires
ð Solidarité directe déductible de l’impôt sur le revenu
Henry Ford estimait qu’un patron devait gagner vingt fois plus qu’un
ouvrier. A la fin des années 70, un patron américain gagnait en moyenne
environ trente fois plus que ses employés ; à la fin des années 80,
trente-cinq fois plus ; en 2003, plus de trois cents fois plus. Le rapport
serait même aujourd’hui pour certains de 1 à 5 000 ! En France, les revenus
« salariaux » des patrons superstars du CAC 40, hors stock options,
représentaient en moyenne 240 fois le SMIC mais les gains d’Antoine
Zacharias représentaient 5 766 années de la rémunération moyenne d’un
salarié de Vinci !
Que les patrons gagnent bien leur vie, c’est la moindre des choses : leurs
compétences, leur dévouement à l’entreprise et leurs responsabilités
requièrent une généreuse contrepartie salariale. Mais de là à valoir 240
fois un ouvrier!!! Surtout lorsque l'on constate que même les "mauvais"
patrons y ont droit et ce, sans aucun risque! Cela devient indécent et créé
de dangereuses et inutiles tensions au sein de la société.
Limiter l’écart à 5 fois le SMIC comme le propose l’association ATTAC (voir
leur article sur le sujet) est sans doute excessif, même s’il est déjà
possible de très bien vivre avec ce type de rémunération. Le problème tient
à la motivation : au nom de quoi les patrons devraient-il se sacrifier à ce
point ?
La répartition proposée ci-dessus semble plus réaliste. Elle permet en outre
d’associer tous les salariés à la bonne marche de l’entreprise : «
qu’importe le salaire du patron puisque j’en toucherai une partie en fin
d’année » D’un autre côté, les dirigeants auront tout intérêt à augmenter
les plus bas salaires puisque la redistribution de leurs revenus en sera
amoindri…
Révolte des patrons ? Pas sûr puisque l’Etat leur ponctionne déjà, via les
impôts, jusqu’à 60% de leurs revenus. Les sommes reversées viendront
évidemment en déduction du revenu imposable. De même, l’Etat pourra offrir
aux patrons une autre compensation: un crédit d’impôt sur un % des montants
reversées ou bien une réduction des impôts équivalente à X fois le %
redistribué. L’implication financière de l’Etat sera dans tous les cas
indispensable pour faire passer la pilule…
Voir Exemples de calculs
ECOLOGIE et SANTE
« Une croissance infinie est incompatible avec une planète finie » rappelle
Serge Latouche. Les politiques auront la responsabilité devant les
générations futures de leur programme écologique et il y a urgence à le
mettre en action!
►Transports publics gratuits et vélos mis à disposition
Augmentation du réseau des transports publics, horaires étendus, gratuité
générale et redéploiement du personnel vers l’information, la sécurité,
l’entretien et le contrôle. Vélos disséminés un peu partout et disponibles
d’un point A vers un point B. Voitures électriques ou taxis subventionnés
pour transport des achats volumineux. Parkings en périphérie des villes.
Financement via une taxe voiture (vignette ou péage à l’entrée des villes)
variable en fonction du type de véhicules (gratuité pour voitures
écologiques).
ð Incitation à se passer de la voiture ou à investir dans les modèles
écologiques.
ð Villes moins polluées, moins bruyantes et moins stressantes
ð Parkings transformés en logements sociaux ou en espaces de vie
ð Gains de productivité et de bonne humeur
Les automobilistes vont hurler mais comment les entendre dans le vacarme
incessant des klaxons ? Plus sérieusement, les études prouvent, qu'en ville,
la vitesse moyenne des voitures est de 15km/h environs, soit moins qu'un
vélo! (voir la démonstration dans la section consommACTION)
Evidemment, il est possible de transporter plus de choses en voiture qu'en
vélo... mais quelle est la proportion des trajets où le coffre est vraiment
exploité ? Le vélo est plus fatiguant ? Pour toutes les questions de
confort, la réponse devrait venir des transports en commun et il y a
certainement des progrès à accomplir dans ce domaine. Dans tous les cas,
moins de voitures signifiera déjà des temps de trajet plus court pour les
bus en surface…
Les voitures non polluantes ? Les voitures électriques pourraient être
autorisées en ville afin d’encourager les constructeurs à se convertir
massivement dans cette voie. Les voitures moins polluantes (moteurs
hybrides, biocarburants, hydrogène ou à filtre) ? Elles pourraient aussi
être tolérées dans un premier temps… mais à terme, les embouteillages
risquent de réapparaître…
Des transports gratuits seraient ruineux pour le contribuable ? N'oublions
pas qu'une bonne partie des dépenses des sociétés de transport est liée aux
infrastructures des billets et au combat contre les resquilleurs... Et quand
bien même cela aurait un coût, il sera probablement moindre pour les
consommateurs que les achats de tickets ou de cartes oranges!
Les commerçants du centre ville n'auront plus de clients ? Ils en
récupèreront au contraire puisque les citadins, incités à ne pas avoir de
voiture, pourront moins facilement se fournir dans les centres commerciaux
de la périphérie. De même, sans embouteillages et avec des services de
livraison adaptés, les achats en centre ville redeviendront un plaisir !
Non, les seuls à plaindre seront les constructeurs automobiles mais rien ne
les empêche de se reconvertir dare-dare dans les véhicules moins polluant…
► Constructions de logements de vie écologiques
Permis de construire subordonnés à deux choses : X% de la surface pour
logements à bas prix et consommation d’énergie réduite (logements passifs).
Programme progressivement étendu à tout le parc locatif.
ð Limitation des ghettos
ð Brassage culturel dans la cage d’escalier, dans la rue et le quartier
ð Economies d’énergie importantes et production d’énergie solaire
ð Baisse des prix des matériaux écologiques (effet de volume)
ð Créations d’emplois sur secteur d’avenir
Mixité encore et toujours! Chacun est certes libre de s'installer où il
veut mais il est anormal de repousser les "pauvres" de plus en plus vers la
périphérie. Dans l'idéal, chacun devrait pouvoir loger à proximité de son
travail. Cela ferait des économies de temps et d'énergie!
Nous avons vu ci-dessus comment récupérer l'espace occupé par les parkings.
Combien cela représente-t-il de nouveaux logements potentiels ? Suffisamment
sans doute pour réintroduire des milliers de familles au cœur de la ville.
Pourquoi elles et pas d'autres ? Et bien peut-être parce qu'elles
justifieront d'un travail à proximité: si le lieu d'habitation détermine le
lieu de scolarité (carte scolaire), le lieu du travail devrait aussi pouvoir
déterminer le lieu d'habitation.
Le second volet concerne l'écologie et les économies d'énergie: les
techniques existent aujourd'hui pour rendre les maisons passives (isolation,
panneaux solaires,...), c'est à dire auto suffisantes en énergie. Sans doute
plus cher à construire, ce type d'habitation est rentable en quelques
années. Au vu de la crise énergétique qui se profile, avons-nous le choix ?
« Aujourd’hui, 1 euro investi dans l’isolation de l’habitat économise 20
fois plus de CO2 que 1 euro investi dans les éoliennes… […] Un salarié
travaillant seul dans son bureau consomme autant d’énergie – à peu près 1,5
tonnes équivalent pétrole par an – qu’un Français en consommait pour tous
ses usages il y a cinquante ans. […] La consommation électrique des
logements et des bureaux (chauffage électrique exclu) a été multiplié par 4
en trente ans. » rappelle Jean-Marc Jancovici, l'un des experts du Pacte
Ecologique de Nicolas Hulot (Le Nouvel Observateur N°2197, 14 décembre 2006)
Tout cela ne pourra évidemment se faire que progressivement: les nouveaux
logements et les bâtiments publics donneront l'exemple puis, quand les
matériaux seront devenus moins onéreux du fait de l'effet de volume, tous
les propriétaires pourront convertir leur habitation et bénéficier de crédit
d'impôt. A la clé: des dizaines de milliers de créations d'emplois, une
réduction sensible du stress énergétiques et la satisfaction d'avoir fait
quelque chose de concret pour la planète.
► Obligation d' « éthiquetage »
Sur le principe des étiquettes "consommation d'énergie", code couleur ou
pictogrammes afin de repérer les produits plus ou moins éthiques, naturels,
responsables et équitables.
ð Informations visuelles claires pour les consommateurs
ð Incitation pour les industriels à améliorer leurs produits afin d'éviter
les logos infamants
ð Mise en avant des "coûts" des premiers prix
ð Moindre manipulations du marketing et de la publicité
Les fumeurs sont habitués aux slogans de mise en garde sur leurs paquets de
cigarettes et ceux qui fument le font ainsi en toute connaissance de cause.
Il n'en va pas de même avec les produits de consommation courante...
La nocivité n'est certes pas la même mais la désinformation et
l'irresponsabilité doivent être néanmoins combattus. Il est inadmissible,
par exemple, que des produits bourrés de chimie se présentent comme
"naturels" ou "bons pour la santé". Il est navrant que les consommateurs se
ruent sur les premiers prix "made in ailleurs" sans être informé de leur
coût social. L'idée n'est pas ici d'infantiliser les consommateurs mais de
leur faire prendre conscience du "coût caché" de nombre de produits. A eux
ensuite de décider!
De multiples logos allant par trois (un vert "positif", un jaune "neutre" et
un rouge "négatif") informeront ainsi les consommateurs sur:
- la provenance des produits et leur coût écologique en terme de transport
- le suremballage et les facilités de recyclage
- la consommation d'énergie induite par la fabrication et l'utilisation du
produit
- les conditions de travail et de paiement de la main d'œuvre
- la présence plus ou moins importante de produits nocifs ou polluants
- l'incidence possible des produits sur l'obésité et la santé ou leurs
qualités nutrionnelles
Qui sera en charge de l'attribution des logos ? Seule une association de
consommateurs véritablement indépendante et financièrement à l'abri des
lobbies sera à même de pouvoir rendre des "notes" objectives.
Evidemment, il faudra s'attendre à une lever de bouclier de la part des
industriels, eux qui se plaisent à présenter - grâce au marketing - les
produits les plus douteux comme étant les plus respectables... La
"traçabilité" des produits n'en demeure pas moins un droit fondamental des
consommACTEURS. Le système ne sera imposé que progressivement, de manière à
laisser aux industriels le temps de se retourner et de proposer des produits
vertueux. Ils ont largement la capacité financière de le faire...
► Augmentation de la durée de garantie des appareils électroniques.
Obligation pour les fabricants de proposer des garanties de trois ans
minimum et un service de réparation à un prix compétitif au delà (au maximum
1/3 du prix d’achat)
ð Limitation du gaspillage et de la surconsommation
ð Accent à nouveau mis sur la qualité des produits
ð Création d’emplois dans les ateliers de réparation
ð Réduction du budget « gadgets » des ménages
En moins de deux ans, mon ordinateur portable, mon téléphone portable et ma
chaîne ont chacun rendu l’âme. Pour la machine à laver - heureusement
toujours sous garantie -, c'est plus original: la même panne quasiment tous
les ans avec à chaque fois la carte électronique à remplacer... Par contre,
ma chaîne Philips, achetée il y a 25 ans fonctionne toujours… Faute à
malchance ou bien fabrication aujourd’hui au rabais avec des composants made
in ailleurs de moindre qualité ?
Faire réparer ces appareils ? A plusieurs centaines d’euros la moindre
réparation, qui le ferait alors que l’on trouve des appareils neufs
quasiment au même coût ? Fabricants et vendeurs ont trouvé la combine pour
faire régulièrement chauffer la carte bleue.
Cela fait tourner l’économie ? Certes mais alors que chaque français produit
l’équivalent de 15 kg de déchets d’équipements électriques et électroniques
(DEEE) par an, en hausse de 3 à 5% par an, cela fout aussi la planète en
l’air ! Et la planète est autrement plus difficile et coûteuse à réparer !
550 milliards de dollars selon Nicholas Stern, l’ancien économiste en chef
de la Banque mondiale.
De même, si l’argent n’est pas dépensé en électronique, il le sera pour
autre chose : une nourriture plus saine, des sorties culturelles, le
remboursement des crédits à la consommation,…
Les modèles deviennent vite obsolètes ? Effectivement, des modèles plus
puissants apparaissent tous les mois et tous les mois, des « techno
victimes » y succombent. Qu’ils y succombent si ils veulent mais que les
autres puissent souffler un peu avec des produits de qualité dont les
fonctionnalités répondent déjà très largement aux besoins.
Que les fabricants de camelotes prennent garde : à force de prendre les
clients pour des CONsommateurs ceux-ci finiront par devenir de vrais
consommACTEURS. Echaudés, peut-être se détourneront-ils alors des gadgets
pour se consacrer à l’essentiel…
► Suppression de la TVA sur les produits Bio, les Biocarburants (bio) et les
produits "vertueux".
« Que ta nourriture soit ton médicament et ton médicament ta
nourriture » recommandait Hippocrate. Comme l’alimentation est notre
première médecine, la moindre des choses serait d'y appliquer le même taux
de TVA que les médicaments (2,1%) voire de la supprimer. Encouragement
similaire pour les carburants alternatifs et les produits les plus
écologiques.
ð Développement de la filière Bio et baisse des prix
ð Réorientation de l’industrie vers des produits plus sains
ð Santé publique et respect de l’environnement.
ð Valorisation des agriculteurs et des surfaces agricoles
– C’est tout con mais faudrait mettre des drapeaux sur nos produits et
favoriser la consommation nationale. Faudrait aussi augmenter les prix des
produits étrangers.
– Ça je ne suis pas sûr que ce soit possible…
– Et pourquoi non ? Si on rajoute à ces saloperies leur coût social, la
pollution du transport et un salaire potable pour les ouvriers de là-bas, on
arriverait au moins au même prix que les produits d’ici. Avec la différence,
on pourrait financer le chômage, l’écologie et même le tiers-monde !
(Dialogue entre le Malade et Jean-Jacques in Le Mendiant)
Augmenter les taxes sur les produits importés ? Beaucoup en ont rêvé mais
cela s'appelle du protectionnisme et c'est contradictoire avec les sacro
saintes règles du commerce mondial. Alors pourquoi ne pas baisser ou
supprimer les taxes (TVA) des produits "vertueux" ?
Evidemment, les lobbies de l'agro-alimentaire ne se laisseront pas faire.
Mais ne peuvent-ils pas proposer eux aussi des produits bio de qualité ?
Quant aux Biocarburants (qui d'ailleurs n'ont en l'état encore rien de
Bio!), il en va de l'avenir de l'agriculture française: vaut-il mieux
toucher des aides de Bruxelles, participer à la surproduction alimentaire ou
bien aider à la production d'énergie ? Voilà une culture qui s’écoulera de
source... dans l'hypothèse évidemment où elle ne polluera pas davantage pour
cause d'agriculture intensive aux pesticides... Le challenge est ici double!
Les autres produits vertueux seront par exemple les produits économes en
énergie (Catégorie A), les produits de soins vraiment naturels, les
matériaux écologiques, les fruits et légumes frais, les produits "éthiquetés
vert" (proposition précédente)… Le naturel doit cesser d’être plus coûteux
car 1. la fabrication de ces produits est plus respectueuse de
l’environnement 2. l’utilisation de ces produits est meilleure pour la
santé. Les coûts du court terme seront donc compensés par les bénéfices sur
le long terme.
► Introduction des solutions naturelles dans le cursus médical et le système
de soins
A l’heure où 98% de la formation continue des médecins serait financée par
les labos et compte tenu des dégâts générés par la surconsommation des
médicaments, il est urgent de donner le choix aux médecins et aux malades.
Etudes indépendantes sur les thérapies alternatives afin de faire le tri
puis enseignement et remboursement de ces techniques au même titre que
l’allopathie. Système d’orientation téléphonique avant consultation. X% des
économies réalisées reversées aux médecins généralistes affiliés à la Charte
« Santé Naturellement » et X% à des associations pour l’amélioration de la
santé et de l’hygiène des pays en développement.
ð Limitation de l’influence des labos et du "business"
ð Fin du scepticisme de principe via études scientifiques des méthodes
naturelles
ð Prévention, renforcement du système immunitaire et responsabilisation des
malades
ð Cohérence avec le serment d’Hippocrate
ð Economies puisque moins de maladies chroniques, de consultations et de
médicaments
ð Moindre défiance des malades vis-à-vis des médecins
ð Meilleure égalité des hommes devant les soins
Après les automobilistes, ce sont les médecins qui vont hurler! Mais qu'ils
hurlent donc. Cela couvrira un peu le vacarme des labos... Plus
sérieusement, je ne pense pas que la majorité des médecins soient plus
hypocrites qu'Hippocrate, le père de la médecine, qui demandait aux médecins
de conseiller à leurs patients « le régime de vie capable de les soulager »
et d’écarter d’eux « tout ce qui peut leur être contraire ou nuisible »
(Traduction Littré)
Mais il y a bel et bien un problème de fond et de pognon! Voir le dossier
"Le Mendiant contre la maladie"
Mieux rémunérer les généralistes ? Bien sûr puisque ce sont eux les piliers
de la santé! Mais que ce ne soit pas sans contrepartie: moins de lignes
d'ordonnances et davantage de prévention, moins de paperasserie mais
davantage d'écoute du patient. Si une consultation de 30 minutes permet au
patient de ne pas revenir parce qu'il a compris qu'il était responsable de
sa santé, et bien il vaut mieux que la Sécu paye cette consultation de 30
minutes à sa juste valeur! Elle sera bien plus rentable sur le long terme
que la consultation "gratte ordonnance".
Les solutions naturelles ne sont pas efficaces ? Que des experts
véritablement indépendants se penchent sérieusement sur la question et nous
en reparlerons. Mais quand on sait qu'une huile essentielle contient des
dizaines de molécules naturelles (alors qu'un antibiotique ne contient
qu'une seule molécule chimique), il faudrait vraiment être de mauvaise foi
pour tout rejeter en bloc. Même chose pour les massages du type chinois ou
drainage lymphatique, qui donnent d'excellents résultats. Evidemment, il y a
des thérapies plus ou moins efficaces, de même qu'il y a de plus ou moins
bons thérapeutes. Il serait temps de faire le tri, de mieux encadrer les
thérapeutes et d'envisager le remboursement des solutions les plus
intéressantes du point de vue de la santé publique. C'est en effet d'abord
pour les patients qu'il convient de combattre l'obscurantisme!
Les solutions naturelles sont ruineuses ? Elles sont plus économes au
contraire ! Selon l’Office fédéral des assurances sociales Suisse (1998),
les économie seraient de l’ordre de 30% pour les actes médicaux directs et
de 80% pour les médicaments prescrits (cité par Michel Deville dans son
livre La Santé, Au Secours !, p. 10) Comme le précise l’auteur : « D’une
façon générale, ceux qui pratiquent les médecines alternatives sont des
patients responsables, ayant fait preuve d’une certaine réflexion et ont
moins tendance à multiplier les actes médicaux sous prétexte que cela leur
est dû » (p. 80) N’oublions pas non plus que les personnes en bonne santé
ont moins de chance de tomber malade et que, si la santé est gratuite, la
maladie coûte horriblement cher…
► Ordonnances pilule par pilule et non plus boîte par boîte.
Si j'ai besoin de 2 pilules par jour pendant 2 semaines, j'obtiens du
pharmacien, dans une petite fiole, 14 pilules plutôt qu'une boîte de 20 ou
de 30. Pratique limitée aux médicaments remboursés.
ð Economie de médicaments
ð Moindre risque d'auto-prescription ou d'abus de consommation
ð Recourt aux génériques facilité
ð Moindre influence des marques et des labos
Cette pratique se pratique depuis des années en Angleterre et n'a que des
avantages... sauf évidemment pour le Business!
En moyenne, les Français, recordmen mondiaux, ingurgitent deux fois plus de
médicaments que les Italiens, qui ont, pourtant, une espérance de vie
supérieure à la nôtre ! Résultats: il y aurait 140 000 accidents
médicamenteux par an (effets iatrogènes) dont 9% mortels, soit plus de deux
fois le nombre de victimes de la route!
D'un autre côté, nous jetons 70 000 tonnes par an de médicaments périmés à
la poubelle, médicaments évidemment en grande partie financés par la Sécu au
détriment d'autres postes (comme les dents ou l'ophtalmologie). N'en jetez
plus: la coupe est pleine et il est urgent de rationner ces substances
chimiques aux coûts financiers mais aussi sociaux exorbitants.
Autre scandale: le trafic de médicaments périmés (rapportés notamment par
les patients en pharmacie) ou non autorisés vers des pays pauvres. Un
réétiquetage clandestin qui aurait récemment permis d’écouler des stocks
importants de produits dangereux pour un chiffre d’affaires de 20 millions
d’euros!
ENTREPRENARIAT
« Rien ne vient sans peine, sauf la pauvreté » dit un proverbe anglais. Il
est grand temps de réhabiliter le goût d'entreprendre, seule politique
capable de résorber le chômage.
► Filière « Entreprenariat » dès le lycée
Selon une récente étude, deux métiers feraient le plus rêver les jeunes :
"Dirigeant d’entreprise" et "Commerçant ou artisan". Près de 5 millions de
français auraient en outre rêvé un jour de créer leur société...
ð Filière autofinancée et créatrice d’emplois
ð Fédération de l’énergie des jeunes sur des projets personnels
enthousiasmants
ð Limitation des risques d’échec des nouvelles sociétés
ð Financement facilité des projets
Il n’y a aucun mal à faire ce que l’on aime faire et il n’y a rien de plus
normal que de vouloir concrétiser ses projets. C’est la croissance à tout
prix des conglomérats et des places financières qui est problématique, pas
celle des idées ou des richesses!
Les jeunes ne veulent plus travailler ou être fonctionnaires ? Cette étude
le contredit ! Les jeunes veulent être autonomes et aux commandes de leurs
ambitions ! Donnons-leur les moyens et une formation adéquate et ce sont des
milliers de nouvelles entreprises qui embaucheront demain.
Comme le dit la Bibliothécaire in Le Mendiant : « Quel intérêt pour toi à
t’assoupir dans la routine ? Ne valait-il pas mieux te laisser libre et
indépendant ? Regarde ce que tu as accompli en à peine quelques années ! »
Evidemment, insérer du concret dans un cursus abstrait ne sera pas sans
générer quelques réactions chimiques… Heureusement, nos savants sont
compétents!
► Favoriser les investissements productifs des particuliers
Les sociétés qui réinvestissent leurs bénéfices échappent à l’imposition sur
les sociétés. La même logique devrait pouvoir s’appliquer aux particuliers
qui participent à la création ou au développement d’entreprises.
ð Aide à la création d’entreprise
ð Valorisation des investissements productifs et du travail
ð Développement de l’esprit d'entreprise
ð Argent utile et dynamique
ð Limitation de la fuite des capitaux
Imaginez que vous gagniez d’une très grosse somme d'argent (plusieurs
millions d’euros). Allez-vous rester en France ou, comme tant d'autres, fuir
à l’étranger pour mettre votre magot à l'abri du fisc ? Et si maintenant
vous pouviez déduire en totalité vos investissements productifs, c’est à
dire investis dans la création de nouvelles entreprises ou dans l’aide à des
entreprises en difficultés ou en développement ?
L’argent qui dort n’est rentable que pour les banques. L’argent investi en
bourse ne favorise que les plus grosses structures et la spéculation. Or, la
croissance et l’emplois relèvent surtout des artisans/PME , celles qui
peinent le plus à lever des fonds pour se mettre en place ou se développer.
Comment distinguer les projets viables des projets bidons ? Une « banque des
entrepreneurs » pourrait sélectionner les projets les plus « aboutis » selon
des critères objectifs pour les proposer ensuite, sous forme individuelle ou
via des SICAV « entreprenariat » afin de limiter les risques financiers. Un
système d’assurance pourrait aussi limiter les risques.
Evidemment, il ne saurait y avoir ici d'objectif de rentabilité à 15% l'an!
L'idée est de favoriser le développement des idées et des emplois en
soutenant les projets à taille humaine, pas d'alimenter la spirale
financière. La rentabilité suivra donc le développement lent et naturel des
projets, avec éventuellement une rentabilité maximale fixée à X% l'an, le
surplus servant à financer l'assurance ou d'autres projets.
► Basculer une partie des prélèvements sur les salaires vers une taxe
supplémentaire à la consommation
Les prélèvements sur la fiche de salaire renchérissent le coût du travail
pour les entreprises et grèvent le pouvoir d'achat des salariés. Les taxes à
la consommation sont plus égalitaires dans le sens ou tout le monde consomme
en proportion de ses revenus. X% de prélèvements en moins sur les salaires
contre X% de taxe supplémentaire sur la consommation. Produits vertueux
et/ou de première nécessité exemptés.
ð Baisse du coût du travail et gain de pouvoir d'achat
ð Revalorisation du travail vis à vis de l'assistanat
ð Contributions plus égalitaires aux régimes de retraite et de santé
ð Coup de pouce aux produits "vertueux"
Il est anormal que les salariés payent toujours plus pour les inactifs, au
point de parfois décourager l'effort. Un recentrage des taxes sur les
salaires vers des taxes sur la consommation permettrait de responsabiliser
tout un chacun. C’est d’ailleurs ce que vient de faire l’Allemagne : sa TVA
augmentera de 3 points au 1er janvier 2007 en contrepartie d’une baisse des
charges sociales sur les salaires.
Les entreprises devront s’engager à répercuter X% de la baisse des
cotisations sur une augmentation des salaires, de manière à augmenter encore
davantage le pouvoir d'achat ou d’épargne des salariés.
« Doubler le salaire des Français pour réduire les dépenses publiques »
propose même Jacques Marseille dans Le Point (7 décembre 2006, p52). Son
argumentation est limpide : avec la suppression des charges salariales et
patronales (« complément de rémunération versé par l’employeur »), le Smic
passerait par exemple « d’un peu plus de 920 euros net par mois à 1700
euros, soit une augmentation de près de 85%. Resterait, bien sûr, au salarié
à assurer lui-même ses dépenses de santé, son assurance contre le chômage et
ses placements pour la retraite. » Beau moyen de favoriser la responsabilité
! Jacques Marseille oublie de parler des non-salariés mais c’est là que
pourrait intervenir la hausse de la TVA ou de la CSG : prendre en charge de
manière plus égalitaire les plus démunis…
RESPONSABILITE
« La responsabilité est le prix de la grandeur » disait Winston Churchill.
Les hommes naissent libres et égaux en droits… mais aussi en devoirs !
► Aide sociale soumise à travail d’intérêt général
Toute peine mérite salaire mais tout salaire mérite une peine. Après un
délai de X mois, toute personne touchant une aide sociale de l’Etat (RMI ou
chômage) devra effectuer des tâches manuelles ou intellectuelles d’utilité
publique sur une durée minimale de X heures hebdomadaires : enseignement de
la lecture, jardinage, propreté, entretien, aide aux personnes isolées,…
ð Réhabilitation du travail
ð Sentiment d’utilité plutôt que d’assisté
ð Opportunités plus importantes de retrouver du travail
Comment valoriser l’effort si l’on paye des personnes à ne rien faire durant
des années ? Très rares sont les personnes sans talents ou réellement
incapables de travailler. Le vivier des richesses humaines est gigantesque !
Pas question évidemment de remettre en cause l’indispensable « filet de
sécurité » mais travailler devrait toujours être plus rentable que de ne
rien faire ! Or, aujourd’hui, avec tous les avantages liés aux indemnités,
il est souvent plus intéressant financièrement de rester assisté plutôt que
de se prendre en charge… Solutions ? Augmenter les bas salaires (voir autres
propositions) ou réduire les prestations, ce qui n'est évidemment pas
acceptable.
L’indemnité chômage est en France versée durant 7 à 42 mois en fonction de
l’âge et de l’ancienneté. En Allemagne, cette durée vient d’être ramenée de
32 à 12 mois (18 mois pour les plus de 55 ans), ce qui est normalement
suffisant pour faire le point et retrouver du travail. Au delà, les chômeurs
ne touchent plus qu’une allocation chômage de l’ordre de 345 euros (+ prise
en charge de l’appartement et de divers frais). Les chômeurs de longue durée
sont en outre obligés d’accepter toute offre d’emploi et de suivre les
formations qu’on leur propose sous peine de diminution ou de perte de leur
indemnité. Du coup, les chômeurs se donnent plus de mal pour trouver un
emploi…
Pas question évidemment d’obliger qui que ce soit à travailler : chacun est
libre de mener sa vie, mais pas aux frais des contribuables! Si quelqu'un ne
travaille pas ou refuse les propositions qui lui sont faites, alors il est
normal que cette personne en assume les conséquences financières. La liberté
va de pair avec la responsabilité!
► Légalisation des "class action" ou recours collectifs
Sans tomber dans les excès du système américain, les consommateurs doivent
pouvoir réunir leurs efforts contre les arnaques et les pollutions des
grands groupes ou des lobbies.
ð Fin de la récréation pour les prédateurs de tout poil
ð Défense réellement efficace des consommateurs et de l'environnement
ð Responsabilisation de tous les acteurs
ð Possibilité pour les associations de se porter "partie civile" au nom de
tous leurs membres ?
Qu’est-ce qu’une « class action » ? « C’est une action judiciaire entreprise
par un grand nombre de personnes qui ont toutes subi le même préjudice.»
précise le site www.classaction.fr Les " class actions " existent depuis des
années dans les pays anglo-saxons mais elles sont encore impossibles à
mettre en oeuvre en France, pour la plus grande joie des arnaqueurs.
Plus de 12 500 demandes individuelles d'indemnisation - sur des millions de
consommateurs floués - ont ainsi été déposés le 13 octobre 2006 par
l'association de défense des consommateurs L'UFC-Que Choisir dans le cadre
de l'affaire « cartelmobile » engagée à l'encontre des opérateurs de
téléphonie mobiles. En l'absence de possibilité de Class Action, ces 12 500
dossiers ont du être constitués un à un et il a fallu quatre camionnettes
pour les transporter au tribunal.
La justice n'a-t-elle pas suffisamment de dossiers à traiter ? La
déforestation n'est-elle pas suffisante ? Les consommACTEURS ont-ils autant
de temps à perdre ?
Le projet de loi Chatel sur la consommation, qui comprend un volet visant à
introduire les class action en France est, comme le souligne l'Association,
une coquille vide dans le sens où il oblige en cour de procédure les
plaignants à se défendre individuellement pour obtenir réparation et
multiplie les exceptions: les dommages corporels, les litiges nés de
pratiques anti-concurrentielles, les litiges nés de la formation du contrat
et les litiges supérieurs à 2.000 euros.
Bref, ce texte n'aura rien de dissuasif, sauf pour les consommateurs qui
continueront à financer les dérives du système...
Mise à jour Février 2007: Le projet de loi a été purement et simplement
abandonné ! C'est effectivement plus clair comme ça!
► Prise en charge de l’indemnisation chômage par les entreprises
Baisse ou suppression des cotisations patronales et salariales à l’assurance
chômage. Financement direct des chômeurs par l’entreprise qui débauche.
ð Augmentation des salaires et du pouvoir d’achat et d’épargne.
ð Responsabilisation des entreprises sur le principe du « pollueur payeur »
ð Incitation au comportement citoyen et gain financier pour les entreprises
vertueuses
ð Limitation des plans sociaux de convenance pour satisfaire les
actionnaires
Déficitaire à hauteur de près de 15 milliards d'euros (déficit cumulé) –
preuve que le système ne fonctionne pas correctement – l’assurance chômage
est donc aujourd’hui financée en partie par la collectivité. Les autres
sources de financement sont les cotisations patronales (4%) et salariales
(2,4%) sur les salaires bruts. Ce système n’incite pas à la
responsabilisation.
Du côté des chômeurs, le fait d’avoir cotisé peut inciter certains à
raisonner en terme de « j’y ai droit, j’en profite ! » Du côté des
entreprises, l’extrémisme se manifestera plutôt par un « j’ai cotisé, je
peux licencier pour faire plaisir à mes actionnaires » Abus dans les deux
cas.
Le risque de chômage existe mais il revient à chacun d’en prendre
individuellement la mesure. Les salariés, du fait de l’augmentation de leur
salaire résultant de la baisse des cotisations, auront le choix entre
épargner et consommer. Choix qui dépendra de leur âge, dynamisme, ambition
et situation personnelle et financière. Les entreprises devront également
s’assurer ou constituer une trésorerie en fonction de leurs perspectives
économiques ou politiques. Responsabilisation dans les deux cas.
Une société décide de licencier des milliers de personnes malgré des
bénéfices records ou de bonnes perspectives de croissance ? Si elle doit en
supporter intégralement le coût, elle y réfléchira peut-être par deux fois.
Les plans sociaux ne seront plus aussi sexy qu’autrefois.
L’entreprise fait faillite ou subi un revers conjoncturel ? L’Etat pourrait
obliger chaque société à prendre une assurance pour ce type de risque
(baisse ou perte d’activité), assurance financée avec une partie de ce que
la société versait précédemment en cotisations.
Dans tous les cas, il est bien entendu que l’Etat devra assurer son rôle de
« filet de sécurité », notamment lors d’éventuelles défaillances de
l’entreprise. Il sera alors en mesure de bien mesurer la situation de cette
dernière : plus question de payer pour les dividendes des actionnaires ou
les délocalisations !
Un tel système rendra-t-elle les entreprises frileuses à l’embauche ? Cela
leur donnera déjà de nouveaux arguments pour recruter : au lieu des 7 à 42
mois d’indemnités chômages prévus par la loi (pourquoi pas 12 mois pour tout
le monde et 18 mois pour les plus de 55 ans, comme en Allemagne ?), elles
pourront par exemple offrir X mois supplémentaires. Au lieu des 75% maximum
de salaire versés, elles pourront offrir 100%, etc. Tout cela s’ajoutera
évidemment aux indemnités habituelles de licenciement. Pour le reste, une
entreprise n’embauche généralement que si elle a besoin de quelqu’un et il
n’y a aucune raison que cela change.
Le cas des petites ou moyennes entreprises est plus problématique. Pas
question de mettre en péril leur trésorerie à un moment où ils rencontrent
des difficultés (normalement, elles ne licencient pas de gaîté de cœur). On
pourrait donc concevoir de n’appliquer ce système qu’au delà d’un certain
montant de CA ou d’employés ou même de ne l'appliquer que pour les sociétés
qui débauchent par "convenance financière". L’assurance serait une autre
solution.
Le cas des collaborateurs qui ne donnent pas satisfaction ? Simplifions les
choses et instaurons enfin un contrat de travail unique (« liberté égalité
fraternité ! ») avec de 2 à 6 mois de période d’essais (en fonction du type
d'emploi) et des indemnités de licenciement qui augmentent en fonction de
l’ancienneté (afin de décourager les entreprises de licencier les seniors «
trop coûteux et moins malléables »). Embaucher doit devenir un acte plus
simple et moins coûteux mais un acte qui engage la responsabilité de
l’employeur et de l’employé. Travailler et faire travailler sont à la fois
des droits et des devoirs!
► Condamner les délinquants à des travaux d’intérêt général
Créer une nouvelle chambre judiciaire pour traiter en flux tendu les
problèmes de (petite) délinquance. En quelques heures, les délinquants
doivent recevoir leur jugement sous forme de travaux d’utilité publique à
effectuer dans la semaine.
ð Désengorgement des tribunaux
ð Fin du sentiment d’impunité
ð Motivation accrue de la police
ð Valorisation du travail et de l’effort
ð Sentiment d’utilité chez les délinquants
ð Dialogue plutôt que répression
Mettre un mineur délinquant en prison est, sauf fautes graves, une
aberration. Mais les remettre en liberté sans sanction l’est tout autant car
cela crée à la fois un sentiment d’impunité chez les délinquants et un
sentiment de ras-le-bol chez les policiers. De 80 à 85% des jeunes qui ont
commis un délit déclarent ne jamais avoir été confrontés à l’autorité
policière ou judiciaire. Pour les moins de 13 ans, il y a rarement
déférement au juge et sanction.
Le système judiciaire n'est de toute évidence pas adapté aux exigences de
l’époque ! Pas assez réactif et pas assez gradué dans les peines infligées.
Sans parler des maigres moyens donnés à la justice…
Du nettoyage des rues ou des graffitis à la réhabilitation de bâtiments en
passant par l’apprentissage de la lecture ou l’aide aux personnes
défavorisées, les travaux d’utilité publique ne manquent pas. C’est le
personnel d’encadrement qui pose problème… Pourquoi pas le policier qui a
arrêté le délinquant ? N’y aurait-il pas là matière à dialogue entre les
délinquants et les forces de l’ordre ? Ou alors les parents, pour un travail
en famille ?
Pas question évidemment que le travail ne se transforme en humiliation… Pas
question donc, à priori, de faire porter au « condamné » un gilet fluo comme
dans certains pays ou de le faire travailler dans un lieu où il est connu…
Le travail doit être jugé « constructif » par le condamné afin de favoriser
au maximum le sentiment d’utilité. Lui laisser le choix de ce qu’il veut
faire permettrait en outre de le responsabiliser.
L'interpellé présumé innocent nie sa culpabilité, demande un avocat et un
procès « traditionnel » ? C’est son droit mais il risquera alors une peine
plus importante ainsi que la facturation des frais administratifs si reconnu
coupable. Le système devrait en effet favoriser le traitement rapide et « à
l’amiable » des cas les plus flagrants.
POLITIQUE
Au « tous pourris », il convient de répondre par un nouveau modèle de
gouvernance. Entre l’impunité totale et les tribunaux populaires, il y a de
la marge pour écouter les français…
► Représentation des jeunes à l’Assemblée Nationale
Election par chaque lycée du ou des jeunes qui les représenteront le temps
d’une séance de l’Assemblée Nationale. X% du temps de parole de chaque
séance pour ces jeunes. Droits de vote identique aux députés.
ð Responsabilisation des jeunes vis-à-vis de la politique et des
institutions
ð Débats internes sur les enjeux de la société
ð Obligation de pédagogie et de retenue de la part des députés
ð Assemblée moins « politicienne » et plus représentative de la société
Si la mixité se retrouve à l’école, pourquoi pas aussi sur les bancs de
l’Assemblée Nationale ? Si des quotas sont institués dans les établissements
scolaires, pourquoi pas aussi chez les députés ?
L’instauration de la proportionnelle aux législatives est une mesure de
simple équité et de justice: si X% de français votent pour le parti d’untel,
alors que ce parti occupe X% des sièges ! Un débat se renforce avec le
nombre des idées. Certaines idées sont nauséabondes ? Raison de plus pour
les aérer au grand jour : les voir ou les entendre permettra de mieux les
combattre !
Allons même encore plus loin : chaque séance de l’Assemblée devrait être le
plus possible « physiquement et socialement » représentative de la société.
De ce point de vue, ce sont surtout les jeunes et les français d’origine
étrangère qui font défaut. Non élus par le peuple mais désignés par leurs
pairs, cette Assemblée « parallèle » ne jugera pas mais participera aux
séances et aux délibérations. Les solutions pour le pays ne seraient-elles
pas plus justes et mieux acceptées si les discussions se faisaient avec le
pays ?
Evidemment, on peut considérer, à juste titre, que l'on ne doit pas donner
une place aux jeunes uniquement au prétexte qu'ils sont jeunes! Le jeunisme
de la société fait déjà suffisamment de dégâts... Mais vaut-il mieux des
représentants des jeunes à l'Assemblée ou des milliers de jeune dans la rue,
par principe, à chaque projet de loi les impliquant ? C'est la
représentativité des jeunes dans notre système politique qui se pose, de
même que se pose la légitimité de syndicats représentant moins de 10% des
travailleurs... Le débat est lancé!
► Pratique de la démocratie directe et limitation de l'influence des lobbies
Via internet, consultation du peuple sur les questions simples de société
(du genre de celles ci-dessus). Initiatives populaires : demande de
référendum sur tout projet ayant récolté au moins 200 signatures d’élus et
20 000 signatures de citoyens (par exemple). Cette obligation vaudra
également pour les propositions en provenance des lobbies.
ð Confrontation d’idées et débats citoyens
ð Légitimité populaire des réformes
ð Primauté de l’intérêt général sur le corporatisme et le "big business"
En Suisse, des référendums sont régulièrement organisés sur les sujets les
plus variés. Le système, bien rodé, permet aux partis de faire entendre
leurs différences et aux citoyens de se sentir au cœur des décisions.
Impossible avec un « grand pays » comme la France ? Les derniers référendums
organisés ont en effet été détourné de leurs propos : A une question
précise, beaucoup répondent « Non au gouvernement ! » Référendum sanction…
Pourquoi ? Peut-être parce que le référendum est une pratique tellement rare
qu’il est davantage perçu comme une stratégie politique que comme un moyen
de s’impliquer dans la vie du pays. Mais poser tous les six mois une
demi-douzaine de questions simples et il sera plus difficile de répondre «
Non au gouvernement ! »
Coût d’organisation élevé ? Evidemment, l’idéal serait d’envoyer un courrier
à chaque foyer… Mais pourquoi pas aussi un système de votation via internet
et des points « infos-relais » dans les Mairies ?
Enfin, la possibilité pour le citoyen de soumettre des projets de
référendums entraînerait nécessairement un regain d’intérêt pour la vie
politique et l’implication citoyenne. Certains politiques aiment sans doute
diriger seuls mais cela n’est jamais sans danger pour le pays…
CULTURE
Le prestige de la France… de moins en moins accessible aux français qui
préfèrent la gratuité et la facilité de la télévision…
► Gratuité de tous les musées nationaux
L’accès à la culture est un droit fondamental et il devrait être aussi
facile d’aller se ressourcer dans un musée que dans un jardin public.
ð Culture en self-service et sans contrainte, au cœur de la vie
ð Attrait culturel de la France renforcée à l’étranger
ð Ouverture à toutes les générations et à tous les milieux
Un projet ruineux ? Pas forcément car les recettes que les grands musés
tirent des boutiques de souvenirs représentent souvent bien plus que les
droits d'entrée. Qui dit gratuité dit fréquentation en hausse et donc ventes
supplémentaires pour des charges quasiment identiques.
Autres suggestions : trouver des mécènes pour parrainer chaque salle et/ou
suggérer aux visiteurs qui le peuvent de faire une donation « entretien », à
l’instar de ce qui se fait dans les églises.
Gratuité certains jours seulement ? Comment apprécier les œuvres exposées au
sein d’une cohue mensuelle ou hebdomadaire ? Seule une gratuité perpétuelle
(à l’exclusion éventuellement des week-ends afin d'en limiter l’affluence)
permettra de canaliser le flux des visiteurs.
Evidemment, cette gratuité ne concernera que les expositions perpétuelles.
Les événements et les spectacles continueront à être payants afin d’inciter
les conservateurs et les artistes à davantage de créations...
► Interdiction de la publicité commerciale sur les chaînes publiques
La distinction doit être plus claire entre les chaînes privées et les
chaînes publiques, financées par la redevance, qui devraient courir après la
culture, la formation et l’ouverture aux autres et au monde plutôt qu’après
l’audimat.
ð Emissions de qualité sans fioritures
ð « Temps de cerveau humain » préservé
ð Publicités réservées aux événements culturels
ð Rejet du sensationnalisme au profit d’une information à froid plus
objective
Les français passent en moyenne 3h30 par jour devant la télévision, avec une
augmentation de 20mn en dix ans. C’est en outre le premier loisir des
français : 59% préfèrent regarder la télévision plutôt que de lire ou
écouter de la musique. Autant en profiter pour véhiculer les savoirs
universels !
Pour la télévision commerciale: les émissions à paillettes, les blockbusters
américains, les retransmissions sportives et autres talk-shows. Ces
programmes, coûteux, requièrent évidemment de la publicité et il ne devrait
pas y avoir de restriction en la matière.
Pour la télévision publique: le devoir d’aller au-delà de la simple
distraction hypnotique. A elle les émissions culturelles, les « grands films
», les dessins animés intelligents, les reportages, les débats, la formation
citoyenne et les informations objectives.
Le financement ? Si la redevance (désormais mieux perçue par les impôts) et
la baisse générale du coût des programmes ne suffit pas, on pourrait
envisager une contribution versée par les chaines commerciales en
contrepartie de la manne publicitaire "libérée". Autre possibilité: une
publicité tolérée pour les produits "vertueux" en contrepartie d'une
compensation sur les ventes des dits produits. L'occasion enfin pour les
artisans et petits producteurs de faire connaître leurs produits et pour les
consommateurs de découvrir autre chose que l'industriel.
L’audimat serait à la baisse ? Et alors ? Quel mal à se détourner de la
télévision pour faire autre chose ? Ceux qui resteront auront au moins la
satisfaction d’apprendre ou de découvrir quelque chose ! D'ailleurs, selon
tous les sondages, Arte serait déjà la chaîne la plus appréciée…
Plus de monde sur les chaînes commerciales ? Si la fréquence des pubs
augmente sur ces dernières et compte tenu du contraste avec les chaînes «
pub-free », un sentiment de ras-le-bol pourra au contraire se dessiner et
inciter là aussi les français à faire le choix du constructif sur le
racoleur.
Que pensez-vous du programme ?
Commentez!
Votez!
Qu'est-ce que les autres pensent du programme ?
Visionnez les commentaires!
Globalement, le Programme du Mendiant met donc l’accent sur plusieurs
valeurs :
ð LA RESPONSABILITE de ses actes (ou non-actes), de son style de vie, de son
environnement, de ses revenus…
ð L’EFFORT pour se prendre en charge, pour mieux vivre, pour travailler
davantage, pour gagner en santé et en bien-être, pour sauvegarder la
planète,…
ð LE DIALOGUE entre les enfants, entre les catégories
socio-professionnelles, entre les âges, entre les citoyens,…
ð LA SOLIDARITE vis à vis des plus défavorisés, où qu’ils se trouvent, sans
toutefois tomber dans le piège de l’assistanat.
ð L’INTEGRITE et le COURAGE pour dépasser les lobbies du « business » et
regarder l’intérêt général plutôt que particulier.
Déficits publics, immigration, réforme des institutions,... Le Mendiant n'a
pas vocation à présenter un programme complet, d'autant qu'il est loin
d'être compétent dans tous les domaines... Il s'est donc concentré sur les
idées selon lui les plus caractéristiques d'un "changement de système". A
d'autres, le soin d'intégrer ou non tout ou partie de ces idées dans un
programme global cohérent... A d'autres, le soin de se positionner plus ou
moins en faveur du système...
« On n’a plus de marge de manœuvre.
On vit au-dessus de nos moyens.
Quel que soit le gagnant, il ne pourra pas réaliser
les promesses qu’il aura faites. »
(Dominique de Villepin, Novembre 2006)
« Qui veut faire quelque chose trouve un moyen.
Qui ne veut rien faire trouve une excuse. »
(Proverbe arabe)
Le Mendiant et le Milliardaire: le conte à rebours du
système!