Conte à rebours écologique:
De l'air!

par Benoît Saint Girons

(à paraître)

Présentation   
Extraits    Où se le procurer

 

 

PRESENTATION

Ce nouveau conte à rebours aborde, sous l'aspect d'une petite histoire aux multiples rebondissements, la plupart des problématiques de la pollution. Il possède ainsi plusieurs niveaux de lectures: on peut se contenter de livre l'histoire mais on peut aussi la reprendre sous l'aspect des données techniques précises. Ce ne sont pas les scandales qui manquent!

Ce conte est basé sur une idée originale de mon frère Antoine Saint Girons. Qu'il en soit ici remercié.

Ce conte n'est pas encore complètement abouti. Le sera-t-il jamais ? Ce que nous vous présentons ici est la dernière version disponible mais il devrait encore et toujours évoluer au fil des commentaires des lecteurs, de mon inspiration ou des derniers scandales.

Il s'agit donc davantage d'un concept que d'un ouvrage gravé dans le marbre. Il ne devrait d'ailleurs pas être publié comme mes précédents écrits mais être disponible en téléchargement sous forme de fichier pdf. Ceci offrira une réactivité que n'offre pas l'édition "traditionnelle" (il faut en général une année pour publier un livre or il y a urgence!) et la possibilité de le distribuer par la voie la plus rapide qui soit: internet! 

 

 

 

EXTRAITS   

 

L’arrivée

On n’avait pas vu cela depuis le 11 Septembre: durant une dizaine d’heures, la Terre s’arrêta presque de tourner. Le temps pour les Occidentaux, à défaut de pouvoir descendre, de reprendre leur souffle…

Tout le monde se précipita sur les images de la télévision : trois énormes engins étaient stationnés au dessus de la forêt amazonienne. Trois sinistres cylindres en forme de gros Zeppelin métalliques.

Les journalistes et les experts soulignaient avec beaucoup d’emphase qu’ils n’avaient pas grand chose à dire :

Les radars attestent de la présence des engins au dessus du Brésil mais d’autres ont été détectés en orbite terrestre… Leur taille est d’environ trois terrains de football de long sur deux de large…

Les vaisseaux sont en position stationnaire. Aucune activité n’a pour le moment été détectée...

Le gouvernement est en réunion de crise et invite la population à garder son calme. L’armée est en état d’alerte…

Les intentions de ces visiteurs sont inconnues mais leur choix d’une zone peu peuplée pourrait signifier des intentions scientifiques… L’aspect des vaisseaux ne présente, en l’état, rien de menaçant…

Enfin nous savons : nous ne sommes pas seuls dans l’univers…


La caméra alternait entre des zooms sur la carlingue des vaisseaux et des plans larges sur la mer végétale, quelques centaines de mètres en dessous.

L’importance de l’événement fut corroborée par l’absence de coupure publicitaire. Aucune marque, aucun logo, aucun sponsor n’importunèrent la retransmission : un vrai phénomène extraterrestre !

Mais, pour le coup, on s’ennuyait ferme…

« Il se passe quelque chose ! » hurla soudain le commentateur, provoquant quelques palpitations chez les téléspectateurs assoupis.

Un trou béant se forma sous chaque vaisseau…

… et les monstrueux tuyaux à entonnoirs apparurent.

Le journaliste ne pu s’empêcher de jurer : « Non mais ce n’est pas vrai… C’est incroyable… Ces salopards viennent nous pomper notre air ! »
!

 

 

Manifestations    

Les crises d’asthmes et de toux se multiplièrent. Les médecins croulèrent sous les appels mais, impuissants à expliquer le phénomène, ils eurent beaucoup de mal à convaincre leurs patients désemparés qu’il n’y avait « rien de grave », que tout était normal.

L’idée que le poumon de la planète était progressivement vidé de son oxygène avait marqué les esprits. Chiffres à l’appui, les ponctions des « visiteurs » semblaient considérables.

Selon les sondages, 63.4% de ceux qui avaient assisté à la scène notèrent une dégradation de la qualité de l’air. Le pourcentage grimpa même jusqu’à 86% dans certaines villes. Près de 22% des sondés affirmèrent en outre éprouver une gêne respiratoire.

Des centaines de milliers de personnes descendirent spontanément dans les rues pour réclamer du gouvernement des mesures rapides et concrètes : imposer un moratoire sur le pillage des ressources terrestres, renvoyer les envahisseurs chez eux et, pour faire bonne mesure, garantir une fois pour toute à chaque citoyen un air de qualité !

C’est à cette occasion qu’Hélène Loutrevil fut interviewée pour la première fois. Saillante trentenaire, elle tenait à la main une pancarte dont le slogan allait bientôt être repris dans tout le pays : « De l’air ! » Elle fut présentée comme la présidente de l’Association Lib’Airté.

– Pourquoi manifestez-vous, lui demanda le journaliste ?
– Je suis dans la rue parce que je n’aime pas du tout le programme qui passe en ce moment à la télé, répondit Hélène. Impossible cette fois de zapper ou de se rendormir. Le danger est trop grand pour rester inactif!
– Vous pensez réellement pouvoir faire une différence ?
– Maintenant que vous me donnez la parole, certainement ! J’aimerais ainsi lancer un appel à tous les citoyens qui nous regardent et qui souhaitent continuer à respirer librement : sortez et venez nous rejoindre ! On respire bien mieux dans la rue de toute façon…
(1)
– Votre slogan « De l’air ! », à qui s’adresse-t-il ?
– Il s’adresse d’abord, c’est évident, à ces sangsues qui viennent nous pomper nos vies : rentrez chez vous, du vent, du balaie, de l’air ! Malheureusement, comme je doute qu’ils comprennent nos injonctions – aussi amicales soient-elles – cela s’adresse aussi à nos gouvernants : à défaut de nous débarrasser de ces parasites, travaillez au moins à limiter les sources de pollution. La respiration est un droit absolu et nous entendons libérer l’air de toutes les saloperies terrestres ou extra-terrestres qui s’y trouvent. C’est cela la lib’airté !
 

[...]

(1) Dès 2002, le magazine Que Choisir alertait les Français: « Trois logements sur quatre pollués par des substances chimiques. » En cause, le radon, les revêtements de sol, les peintures mais aussi les meubles en agglomérés ou les parfums d’ambiance chimiques… « Entre douze et quinze heures par jour, nous respirons un air bien plus pollué que celui de nos rues. Et ça se passe chez nous, à la maison ! […] Dans un logement sur deux, le taux de poussières fines (venue entre autres des sols plastique) est supérieur au maximum acceptable pour l’air extérieur. […] Les fabricants de meubles […] pourraient être obligés d’afficher les niveaux d’émission de leurs bois contreplaqués et agglomérés. » précisait le magazine Capital de Février 2007.

 

 

OÙ SE LE PROCURER

Le conte à rebours écologique De l'air! sera publié tout au long du mois de juillet 2007 sur le blog du Mendiant:

http://lemendiant.over-blog.com/

Il s'agit là d'une version qui évoluera encore au regard des commentaires des premiers lecteurs,
avant une mise en ligne "officielle" prévue pour l'automne.

Si vous êtes intéressés par ce projet et souhaiteriez recevoir la dernière version Béta disponible en format pdf
(à charge pour vous de contribuer via vos commentaires), veuillez m'adresser un email à
auteur[at]lemendiant.fr

Dernière version disponible:

Version Béta B4: 3 Août 2007 (254 ko)

 

A bientôt!

 

 

 

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